Saga Papeari 2016 : “un bilan extrêmement satisfaisant”

    lundi 1 août 2016

    saga

    Teva Teihotaata, président du club de voile de Arue. (Photo : Charles Taataroa)


    Interview du président du club de voile de Arue, Teva Teihotaata

     

    Nous l’avons rencontré vendredi dernier, au motu Ovini, à deux jours de la fin la Saga Papeari 2016, qui s’est tenue du dimanche 26 juin au dimanche 31 juillet.

    Teva Teihotaata, président du club de voile de Arue, ne cache pas sa satisfaction d’annoncer que l’édition 2016 a été un succès. Les 720 enfants accueillis dans le cadre de ce dispositif de solidarité ont été comblés de joie et ont passé d’excellents moments à Papeari.

     

     

    Quel bilan tirer de la Saga Papeari 2016 ?

    Le bilan est extrêmement satisfaisant. Il y a eu cinq semaines qui ont permis d’accueillir 720 enfants par groupes de 140 personnes par semaine. Nous avons eu la chance de nous retrouver dans un site absolument fantastique pour la pratique de la voile.

    Le site est déjà fabuleux pour la partie terre, c’est-à-dire la base nautique où on a vraiment de l’espace. Les zones de départ et d’arrivée des bateaux sont excellentes.

     

    L’école de voile de Arue est-elle toujours l’organisatrice de cette opération de solidarité ?

    Effectivement. C’est l’école de voile qui organise tous les ans depuis 23 années cette opération de la Saga.

     

    Comment s’est déroulée la journée type des enfants ?

    La journée type, c’est l’arrivée des enfants au motu Ovini à Papeari le matin. Ensuite, tout le monde est rassemblé sous un superbe fare pote’e. Là, les consignes générales de la journée sont données avant que les enfants ne repartent avec leur moniteur.

    Cette année, il y a eu douze groupes, donc ça fait un total de douze moniteurs aussi. Puis, c’est le petit déjeuner, un supplément de celui déjà pris dans les familles d’accueil.

    Ensuite, les bateaux sont préparés et les groupes se dirigent sur le plan d’eau pour naviguer. Le clou de l’activité bien sûr, c’est la pratique de la voile sur tous les supports disponibles ici. Mais parfois, d’autres activités sont également proposées.

     

    Lesquelles par exemple ?

    Il y a eu la visite du jardin botanique puisqu’on est juste à côté, ou la visite des jardins d’eau de Vaipahi à Mataiea. D’autre part, les enfants ont également la possibilité de faire du kayak pendant une demi-journée, ou encore du snorkeling, qui est la baignade avec masque et tuba. En somme, les activités sur l’eau et sur terre sont assez variées.

     

    Tout ce travail d’encadrement est-il réalisé par une équipe de professionnels ?

    Effectivement. Pour des raisons administratives, la Saga regroupe maintenant deux centres : un centre de loisirs sans hébergement, qui comprend tous les enfants de la commune de Teva i Uta, à savoir Mataiea et Papeari, et ensuite un centre de vacances de placement.

    Donc ce sont des enfants qui viennent de l’extérieur de Teva i Uta et qui sont placés en famille d’accueil. Aujourd’hui, on est tenu d’organiser ces deux centres d’activités.

     

    Comment et où se déroulera la Saga 2017 ?

    Chaque année, on espère pouvoir partir dans les îles. Malheureusement, depuis quelques années, on est assez souvent resté à Tahiti. L’année dernière, on était à Puunui à la Presqu’île. On reste à Tahiti pour des raisons financières.

    Le contexte économique – c’est bien connu depuis quelques années maintenant – est très difficile. Donc c’est aussi difficile pour l’école de voile de Arue de monter le budget pour pouvoir repartir dans les îles.

     

    Comment cette opération est-elle financée chaque année ?

    Nous avons la chance d’être aidés par les institutions, que ce soit du Pays ou de l’État. Les communes nous aident aussi. Certaines proposent à des enfants de leur secteur de prendre part à la Saga, bien évidemment en finançant la participation de ces enfants.

    Il y a également des parrains privés, que ce soit des entreprises ou bien des particuliers. Bien sûr, nous sommes activement soutenus par un service du Pays qu’est la direction des affaires sociales. C’est elle qui sélectionne les enfants qui participent à la Saga.

     

    Après 23 ans d’existence, cela représente-t-il toujours une lourde organisation ?

    C’est toujours une lourde organisation. Mais la motivation est toujours présente et l’envie de réaliser la Saga tous les ans aussi. Il n’est pas question d’abandonner une si belle opération qui permet quand même d’offrir à des enfants qui vivent un quotidien assez difficile une semaine différente de leur contexte habituel.

    C’est un véritable bol d’air pour la majorité d’entre eux. On voit des liens d’amitié se nouer et, au cours de la semaine, on milite pour la solidarité entre tous les enfants et on le voit au cours des activités.

     

    Ces journées leur permettent-elles de grandir, en quelque sorte ?

    Cela concourt à rendre les enfants plus autonomes. Un enfant qui va sur l’eau doit être absolument autonome et responsable vis-à-vis de ses camarades, du matériel et aussi de l’environnement, parce qu’on ne manque jamais de les sensibiliser à sa beauté et au souci de sa préservation.

    On sensibilise également les enfants aux dangers qu’ils peuvent rencontrer au cours de leur vie. Cette sensibilisation est réalisée par la brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ).

    Toutes les semaines, les gendarmes viennent parler aux enfants des dangers qu’ils peuvent rencontrer dans leur quotidien comme l’alcool, la drogue ou encore des sujets plus actuels comme Internet.

     

    Propos recueillis par C.T.

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