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La saison cauchemar de Michel Bourez

mercredi 20 décembre 2017

Michel Bourez peut hurler son désarroi. Pour sa neuvième année sur le Tour mondial,  le Tahitien boucle sa saison à la 19e place (Crédit: WSL/ Tony Heff).

Michel Bourez peut hurler son désarroi. Pour sa neuvième année sur le Tour mondial, le Tahitien boucle sa saison à la 19e place (Crédit: WSL/ Tony Heff).

 

Michel Bourez aura vécu une saison 2017 cauchemardesque, conclue à la 19e place mondiale. À oublier d’urgence ! Fort heureusement pour lui, le Tahitien n’est pas rétrogradé à l’échelon inférieur –seuls les 22 premiers sont automatiquement requalifiés pour le CT, les autres sont relégués dans le QS–, mais il signe là son troisième plus mauvais résultat depuis neuf ans de carrière au plus haut niveau sans interruption.

En 2009, pour sa première année dans le “main event”, puis en 2015, le Tahitien avait clôturé ces deux exercices à la 21e place. À préciser toutefois qu’il y a deux ans, “Spartan” avait dû déclarer forfait à Rio et à Fidji à cause d’une main cassée subie à Teahupoo lors d’une session libre. Ses deux absences forcées l’avaient drastiquement handicapé dans la course au titre… Il passait à deux doigts de la punition.
Il avait su ensuite trouver les ressources pour endiguer la spirale infernale. À noter de toute façon que même s’il n’était pas arrivé à se maintenir tout seul, la World Surf League lui aurait attribué une “wild card”.  
Michel Bourez n’aurait jamais accepté être renvoyé dans le circuit du Qualyfying Series, l’antichambre du Championship Tour, lui qui s’y était battu corps et âmes durant deux ans pour intégrer le “main event”.

Et à l’issue de cette saison 2015 catastrophique, il déclarait à juste titre : “Je ne reviendrai pas dans le QS. Si je devais sortir de l’élite, c’est que je n’aurai pas le niveau pour y rester.”
Puis en 2016, la saison de Michel Bourez a été en trompe-l’œil. Le Tahitien la sauvant seulement eu égard sa performance majuscule à Pipeline, où il devenait ainsi le deuxième Français après Jérémy Florès (2010 et 2017) à être sacré “Pipe Master”. Mais avant d’arriver sur le North Shore, Michel Bourez n’était que treizième après une étape portugaise conclue au cinquième tour… “Spartan” clôturait finalement sa saison à la sixième place. Ouf !

Michel Bourez perd son titre de “Pipe Master”

Son titre conquis à Pipeline, le plus prestigieux du circuit, n’est que le troisième du Tahitien après neuf ans de durs et loyaux services au top niveau après ceux décrochés à Margaret River en Australie et à Rio au Brésil en 2014. Sans conteste, sa meilleure année sur le tour mondial qu’il bouclait à la cinquième place. Il n’a jamais fait mieux depuis.
Une saison aux antipodes de celle qu’il vient donc de vivre, comme un cauchemar éveillé. Car sa 19e place mondiale est bien réelle… Et elle fait peur.

Dans cette dure réalité, Michel Bourez, éliminé au round 3 à Hawaii dimanche, a été grandement chahuté. Il s’est fait dérober son titre de “Pipe Master” par le Réunionnais Jérémy Florès, sa quête à la Triple Crown of Surfing, remporté par Griffin Colapinto (USA), a rapidement fait pschitt, malgré une finale à Haleiwa. Et ne parlons pas de son énième désillusion à Teahupoo (éliminé au round 3). Dans son jardin “paradisiaque”, le Tahitien n’a encore jamais accédé aux quarts de finale. 2018 sera l’année pour y remédier !

Sa dixième saison sur le CT, sera également l’occasion pour “Spartan” d’aller chercher le Hawaiien John John Florence qui a conquis mardi son deuxième titre mondial d’affilée. Du cauchemar au rêve, il n’y a qu’un flot bénéfique.
M.Tr.

 

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