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Saison chaude : le risque de cyclone est « faible »

mardi 24 octobre 2017

cyclone inondation

Les fortes précipitations qu’a connues Tahiti, le 22 janvier, incitent à la prudence. (© archives LDT)


Les services de Météo France ont présenté, hier, au haut-commissariat de la République, les prévisions à l’approche de la saison cyclonique 2017-2018. La Polynésie française devrait plutôt être épargnée des cyclones, dans les mois à venir. Selon Météo France, la vigilance reste de mise en saison chaude, des épisodes de fortes précipitations n’étant pas exclus.

Qui de Frank, Gita, Hali, Iris, Jo ou Kala ? Selon les services de Météo France, qui ont présenté, hier matin, au haut-commissariat de la République, avenue Pouvanaa a Oopa, les prévisions à l’approche de la saison cyclonique 2017-2018, la Polynésie française devrait plutôt être épargnée des cyclones, dans les mois à venir.

Néanmoins, saison chaude oblige, la vigilance de chacun est plus que vivement recommandée.

“On a tiré les leçons du mois de janvier”. Les fortes précipitations qu’a connues Tahiti, le 22 janvier, ainsi que les événements climatiques de février, avec la dépression modérée Bart, qui a soufflé à plus de 100 km/h sur Rapa, ou les vents violents qui ont touché Anaa et Rangiroa, le même mois, incitent à la prudence.

Les services de l’État ont d’ailleurs procédé à diverses mesures d’anticipation depuis ces événements.

 

15 % de risque de subir un cyclone

 

Le directeur de cabinet du haut-commissaire, Frédéric Poisot,  les a dévoilées hier avec, entre autres, toute une cartographie aérienne des points sensibles de Tahiti (lire ci-dessous).

Mais, une question était sur toutes les lèvres, hier matin – ainsi que les semaines précédentes – : “La Polynésie sera-t-elle frappée par un cyclone ?”. “Concernant le risque cyclonique, la probabilité de voir évoluer une dépression tropicale, ‘nommée’, sur la Polynésie française, est légèrement supérieure à 25 %, ce qui représente un risque faible”, a expliqué Victoire Laurent, prévisionniste à Météo France.

Celle de subir un cyclone n’est que de 15 %, il est donc peu probable que la Polynésie soit touchée par un des événements cités en début d’article, noms tirés de la liste du centre météo de Fidji, seul organisme de la région à pouvoir nommer les dépressions et cyclones de la région.

Et, c’est avec l’appui de nombreux graphiques et cartes, que la démonstration  concernant un risque faible, s’est faite hier.

Parfois, en remontant jusqu’en 1969,  et parfois en croisant les données avec les services météo de plus de dix nations étrangères. Les chiffres et les résultats de Météo France, même s’ils restent prévisionnels, ne prêtent pas à confusion.

Un risque faible donc, pour l’ensemble du territoire, avec cependant un risque accru concernant les archipels des Australes – le sud-ouest, particulièrement – et les Gambier,  toujours selon les services de Météo France.

Côté précipitations, “il y aura des perturbations mais  les conditions nécessaires au niveau de l’atmosphère et de l’océan qui pourraient aggraver le phénomène, ne seront pas réunies, pour qu’il devienne une dépression tropicale modérée, voire un cyclone”. (lire ci-dessous)

Les précipitations devraient donc être en dessous des normales saisonnières sur les Marquises et proches des normales sur le reste du Pays.

L’événement générant ces nouvelles plutôt rassurantes, est un El Niña faible en première partie de la saison chaude, de novembre à janvier, puis neutre, de février à avril.

Le mois charnière, février, reste cependant, le mois de tous les dangers, où la possibilité de voir évoluer un phénomène nommé est la plus forte.

Car, encore une fois, le fenua n’est pas à l’abri d’un phénomène exceptionnel et non prévu, comme les inondations qu’a connues Tahiti, dans la nuit du 21 au 22 janvier dernier.

À défaut d’œil de cyclone, Météo France gardera un œil, 24 h/24, sur la zone de convergence du Pacifique Sud (ZCPS), responsable à plus 70 % des précipitations au nord de cette zone, située plutôt, à l’ouest des Australes.

La vigilance reste de mise. “Des épisodes de fortes précipitations ne sont pas exclus”, précise Météo France,  qui, prochainement, remodèlera entièrement son site Internet, et   s’apprête à publier, chaque mardi, un bulletin prévisionnel hebdomadaire, en complément de ses bulletins journaliers.

D’ici là, il est  recommandé de se procurer le dépliant, édité par le haut-commissariat, intitulé Alerte cyclonique, les gestes qui sauvent, disponible à peu près partout, et notamment au haut-commissariat. 

 

Christophe Cozette

 

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