Salon de l’auto : les voyants sont au “green”

    samedi 17 septembre 2016

    salon

    Les Polynésiens sont de plus en plus branchés électriques ou hybrides. (Photo : Florent Collet)

     

    Une quarantième édition sous le signe de la “prime écologique”

     

    Casquette vissée sur la tête et vêtu du tee-shirt d’une équipe de va’a sur le dos, Daniel admire un rutilant et imposant pick-up. Il ne jette pas un seul coup d’œil à la petite voiture électrique auquel il tourne le dos.

     

    Cela ne m’intéresse pas, les voitures électriques. Je ne sais pas comment elles marchent. Je suis plutôt habitué aux gros cylindres comme ça. Je n’ai pas trop confiance dans les voitures électriques, si encore l’électricité ne coûtait pas cher. Non, vraiment, cela ne m’intéresse pas.” Si Daniel fait figure de l’acheteur traditionnel polynésien de véhicule, les temps changent. Depuis quelques années, citadines et SUV ont déjà commencé à supplanter les imposants et très consommateurs pick-up et autres 4×4.

    Il y a d’abord le stade de la curiosité qui est là, mais après, une fois qu’ils ont compris le système, ils adhèrent totalement. Surtout que cela ne pose aucun problème en termes d’utilisation. On ne change pas ses habitudes de conduite. En ce qui concerne la technologie Toyota bien spécifiquement, il n’y a pas besoin de charger, elle se recharge automatiquement en roulant, c’est plus économique et cela fonctionne très bien”, explique ainsi Lionel Foissac, le directeur de Nippon Automoto, qui affirme avoir déjà vendu pas loin de 200 voitures hybrides.

     

    La prime “propre” renforce logiquement cette tendance en attribuant jusqu’à 500 000 F pour les électriques et 450 000 F pour les hybrides sur la reprise d’un véhicule immatriculé avant juillet 2009. “Il y a toujours un gros intérêt pour le pick-up 4×4, nuance tout de même Lionel Foissac. Mais c’est une bonne chose que l’on puisse offrir quelque chose de différent et de nouveau. C’est l’avenir de l’auto et c’est bien de commencer à l’implanter. Il y a un engouement certain pour les véhicules propres et les primes font que certaines personnes hésitent et vont pencher pour les propres, mais ce n’est pas fini pour les 4×4.

    Depuis plusieurs années, la crise a également modifié les habitudes des acheteurs et donc des concessionnaires. “Pour tous ceux qui peuvent vendre des voitures à 2 ou 2,5 millions, il y a un marché qui est important, car malgré tout, cela permet d’avoir des mensualités plus légères et, automatiquement, cela part plus facilement. Nous sommes quand même toujours dans une période difficile”, confirme François Ribet, l’organisateur du salon.

     

    Des taux privilégiés

     

    Les voitures hybrides et électriques profitent également de l’absence de taxe à l’importation, en plus de la prime. Mais sur le salon, les efforts se multiplient pour que les acheteurs prennent la décision de repartir avec un véhicule durant ces cinq jours. “Nous avons fait un effort avec des taux privilégiés sur les cinq jours du salon, et globalement, les taux ont tendance à baisser depuis quelques années”, explique la responsable d’une banque locale, présente sur le salon pour accorder des prêts sur 3,5 ou 7 ans.

    Mais face à la crise qui touche jusque-là le secteur de l’automobile local, les concessionnaires ont mis toutes les chances de leur côté pour attirer puis convaincre leurs clients : bars à cocktails rafraîchissants pour les plus grands, animations et jeux pour les plus petits. Les vendeurs ont ainsi tout le temps de développer leur argumentaire sans être dérangé.

    Tous les voyants sont donc au vert pour un événement réussi. “Sur un salon comme cela, nous arrivons presque à vendre 600 voitures. L’an dernier était une bonne année qui a fait du bien avec 620 véhicules achetés. Cela représente presque deux mois de ventes normales. Nous devrions faire aussi bien cette année. Comme les primes ont été lancées en juillet-août, cela a quand même permis aux concessionnaires d’avoir tout de suite deux mois corrects avant le salon”, explique François Ribet, en allusion à ce qui a été observé depuis plusieurs années à quelques mois du salon : les acheteurs différaient leurs achats dans l’attente des promotions du salon. 

     

    F.C.

        Retrouvez dans notre édition du Samedi 17  septembre 2016 :       

    • Interview : François Ribet, Organisateur du salon pour Pub conseil – “Nous sommes plutôt satisfaits”
    • Plus de photos

     

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