Un samedi marquisien et “sacré” pour le ministre de la Justice

    lundi 20 mars 2017

    urvoas

    Jean-Jacques Orvoas ne refuse aucune sollicitation et n’hésite pas à sortir son téléphone mobile pour immortaliser ses rencontres, en vidéo. Ici, avec la troupe marquisienne chargée de l’accueil à la résidence, accompagné de René Bidal, haut-commissaire de la République, Teva Rohfritsch, vice-président du gouvernement d’Édouard Fritch et Yves Le Bouillonne (à gauche), vice-président de la commission des lois constitutionnelles à l’Assemblée nationale. (© Christophe Cozette)

    Visite marathon samedi dernier pour Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice et garde des Sceaux, à Nuku Hiva et à Raiatea, pour une double visite prison-palais de justice, en à peine une journée et presque 3 000 kilomètres. “Je ne suis venu que pour une seule chose : il n’y a qu’une seule loi”, a-t-il martelé, à plusieurs reprises, au cours de son périple, où il n’a pas manqué de goûter aux délices gustatifs et visuels des archipels et de découvrir les spécificités polynésiennes, notamment en termes de justice, comme cette prison sans mur d’enceinte à Taiohae.

    Une prison construite en 1846, après le fort Collet construit en 1842. Elle fut tour à tour, entrepôt, église, avant de devenir une prison, aux cinq cellules minuscules, mais sans clôture — ce sont des auti qui font office de murs — au cours du XXe siècle. Les détenus, qui comme à Raiatea, purgent les dernières années de leurs condamnations, dans leurs îles respectives, disposent néanmoins, à l’arrière de l’espace prison, d’une salle de sports et de musculation, avec ping-pong.

    En fin de journée, Jean-Jacques Urvoas a pu également découvrir le centre pénitentiaire de Raiatea et ses 11 détenus, aux multiples activités culturelles, ainsi que les annexes du tribunal de Papeete, des deux îles concernées, dont celle de Uturoa, qui croule sous les dossiers. ”Qu’est-ce que vous avez comme image derrière cela ? Très bien, la prison”.

    Soucieux de son image, Jean-Jacques Urvoas, ainsi que son cabinet, joue à fond la carte communication, à l’instar des récents passages de ses consœurs de l’Éducation et de l’Outre-mer du gouvernement Hollande.

    Affable, non sans humour, le ministre de la Justice n’hésite pas à tancer journaliste ou même maire afin de prendre le temps nécessaire pour ses interlocuteurs, mais n’a pas fait d’annonces particulières, samedi dernier. Elles sont prévues aujourd’hui, lors de l’inauguration du tout nouveau centre de rétention de Papeari.

     

    Christophe Cozette

     

    urvoas

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