Samoa courtise les investisseurs polynésiens

    mardi 3 mai 2016

    Le charter organisé par Frederick Grey pour 290 invités polynésiens va-t-il porter ses fruits ? Pour les excursionnistes, il est rapidement apparu que l’objet des festivités marquant la réouverture de l’hôtel familial à Apia n’était pas seulement de rassurer les Polynésiens sur le sérieux de Fred Grey.
    Les invités ont pu découvrir, dès l’embarquement à Papeete, une brochure sur papier glacé détaillant le poids, la diversité et la philosophie des entreprises de la famille Grey.

    Mais ce sont aussi les liens étroits entre les Grey et le gouvernement samoan qui ont été mis en évidence.
    Et c’est apparemment à l’insistance du Premier ministre Tuilaepa Sailele Malielegaoi que Fred Grey a mis sur pied cet événement inédit par son ampleur.

    Le gouvernement samoan l’a d’ailleurs nommé président du comité ad hoc sur le transport aérien, dont la mission est d’encourager plus de compagnies aériennes à relier Samoa à l’Asie, l’Amérique du Nord et l’Amérique centrale.
    À chacune de ses apparitions, le Premier ministre a insisté sur l’espoir suscité par une éventuelle collaboration entre Polynesian Airlines et Air Tahiti Nui, information reprise en boucle par les médias samoans.
    Et à chaque fois, les membres de la délégation polynésienne opinaient en souriant, avant de recadrer en énumérant les obstacles : rentabilité douteuse sans la collaboration d’autres compagnies régionales, notamment Air New Zealand, et manque d’appareils moyen-courriers.
    Sans compter la compétition entre marchés touristiques : si des touristes nord-américains embarquent à Los Angeles pour Apia via Papeete, ce sont autant de sièges en moins pour des visiteurs en Polynésie française.
    Le Premier ministre a également exprimé le vœu d’attirer à Samoa des investisseurs étrangers.

    Si la Chine a contribué à la construction d’infrastructures (comme le futur aéroport qui doit être livré l’an prochain) à travers ses fonds de développement, les entreprises chinoises qui ont voulu s’implanter à Samoa ont posé des conditions inacceptables pour le gouvernement, notamment l’installation de milliers de travailleurs non soumis à l’impôt.
    La meilleure défense contre cette pression serait évidemment l’accueil d’autres investisseurs.

    Les hommes d’affaires polynésiens ont rapidement repéré l’atout principal de Samoa : le salaire minimum est d’environ 18 000 francs Pacifique par mois, les charges sociales de 5 % pour les salariés et 5 % pour les employeurs.
    “Je pense qu’ils vont avancer très vite, dit Christophe Plée de la CGPME. On se rend compte qu’il faut vraiment qu’on se parle avec ces gens-là. Tout ce qu’ils produisent est moins cher que nous. La première chose serait d’avoir des liaisons aériennes ou maritimes.”

    Pour Olivier Kressmann du Medef-PF, “il y a beaucoup de choses à faire à Samoa, notamment dans l’agriculture parce qu’il y a beaucoup de terres cultivables, beaucoup d’espèces de bois”. “Les baux sont emphytéotiques, ce qui permet d’éviter les problèmes fonciers. Il y a aussi des opportunités dans l’énergie et les transports.”
    Reste à voir si les entreprises polynésiennes, assez frileuses ces derniers temps, vont mordre à l’hameçon.

    C.P.

     

    Mathius 2016-05-03 19:46:00
    Terri, si les polynesiens croyaient en leur pays ,cela ferait longtemps qu'une économie serait rentable pour l'intérêt général dans se pays.
    Teriivaea 2016-05-03 17:54:00
    Frédérick Grey, brillant homme d'affaires Polynésien de Samoa, a acheté récemment quelque uns de nos plus beaux fleurons de l'industrie hôtelière en Polynésie française à savoir les 3 hôtels Sofitel et le Méridien de Tahiti, auparavant propriété du concessionnaire de distribution de l'énergie electrique EDT.
    Mr Grey croit tellement au tourisme chez nous qu'il a invité, apparemment de sa poche, quelque 290 personnes de l'élite politico-economique de Tahiti, dont le Président Fritch qui a cette occasion sera élevé au noble rang de Matai, à faire le déplacement par avion charter pour venir assister samedi dernier à l'inauguration de son nouvel hôtel à Apia. L'homme d'affaires Polynésien Samoan souhaite manifestement poursuivre sa moisson de nos "bijoux de famille" et voudrait, à l'occasion de ces festivités, conclure l'acquisition de l'agence Tahiti Nui Travel.
    Toutefois, on apprend également que Mr Grey est très proche du gouvernement de son pays qui lui prentend etre à la recherche d'investisseurs autres que Chnois, ces derniers étant estimés maintenant "trop encombrants". En conséquence le premier ministre Samoan entend à cette même occasion (l'inauguration de l'hôtel Aggie Grey) "séduire les capitalistes" Polynesiens de Tahiti pour qu'ils investissent dans son pays.
    En résumé nous constatons que l'élite politico-economique polynésienne de Tahiti attend, tel le Messie, des investisseurs chinois (Mahana Park), apparement jusqu'à aujourd'hui plutôt circonspects, pour faire repartir le tourisme dans notre pays, tourisme auquel croit fermement un homme d'affaires polyneisien de Samoa alors que le premier ministre du pays de ce dernier souhaite lui remplacer les investisseurs chinois que nous espérons ardemment par des capitalistes Polynesiens de Tahiti qui ont eux fait le déplacement à Apia apparemment non pour investir, mais plutôt pour " divestir " en continuant à vendre des actifs touristiques à leur ami investisseur polynésien de Samoa, Mr Grey!
    Vous comprenez quelque chose vous à la logique de tout cela?
    Sans etre bien entendu fermé à l'échange de savoir-faire et de capitaux lorsque celui-ci peut s'avérer bénéfique, ne serait-il tout de même pas plus simple, à nous insulaires du Pacifique, à laisser un peu de côté cette curieuse mentalité de type "Cargo-Cult" consistant à toujours tout attendre des investisseurs extérieurs, pour investir nous-même dans le développement de nos propres ressources?
    Mathius 2016-05-03 17:18:00
    Les Samoa est un paradis fiscal sur la liste grise, c'est dire qu'il fait parti comme Panama , l'un des pays qui blanchit l'argent sale.
    Je suis franchement étonné que Fritch garde le silence à ce sujet. Pire meme Temaru ne pipe pas mot. Et l'état garde un drôle de silence. Bref , la POLYNESIE deviendrait elle une lessiveuse?
    dadi 2016-05-03 16:18:00
    investisseurs polynésiens? ha bon il y en a encore? ben bien cachés alors!!
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