Habillage fond de site

Sans histoire jusque-là, il agresse sexuellement sa nièce

mercredi 13 décembre 2017

tribunal justice

(© archives LDT)

“Il ne me reste que des flashs. Si elle le dit, c’est que c’est vrai.” V.T. n’a visiblement plus de souvenir de la soirée du 8 juin 2014. Le jeune homme de 31 ans n’a pas bu depuis longtemps  et la bière qu’il ingurgite ce jour-là, lors de la fête familiale, lui fait perdre la tête.

“Je suis allé pisser et après, cela s’est trop vite passé”, explique-t-il. En effet, vers 2 heures du matin, il voit sa nièce, avec qui il a l’habitude de jouer, ce qu’il fait.

Mais cela dérape rapidement. Il l’embrasse, la caresse et ordonne : “Il faut ouvrir la bouche”, avant d’y introduire son sexe.

C’est ce que la victime a toujours expliqué aux gendarmes. Le prévenu, lui, n’en a plus aucun souvenir.

Les faits auraient pu aller plus loin si le parrain de la victime ne s’était pas étonné de voir l’oncle emmener la jeune fille derrière la maison.

Lorsqu’il s’y était rendu, il avait vu le jeune homme baisser le pantalon de sa nièce, avant de prendre la fuite au moment d’être découvert.

Le prévenu ne se rappelle que d’avoir fait un “câlin” à sa nièce, de l’avoir embrassé.

Du témoignage de son oncle, il se montre dubitatif : “Qu’il vienne et qu’il me le dise en face”, s’énerve-t-il à la barre. “Je me suis emporté avec la fête, mais je n’avais pas l’intention”, tente-t-il de se défendre devant le président du tribunal, médusé.

L’avocate de la victime explique “le stress et les véritables répercussions” subis par sa cliente et demande 1,5 million de préjudice.

Après avoir précisé à la victime qu’elle n’avait rien à se reprocher, le procureur a voulu définir une peine qui permettrait que les faits ne se reproduisent plus et que le prévenu aux tendances suicidaires ne se fasse pas du mal et puisse continuer à travailler pour indemniser la victime.

Il a requis un an de prison avec sursis, avec une mise à l’épreuve incluant 210 heures de travaux d’intérêt général.

“C’est un éclair dans un ciel bleu”, a expliqué l’avocat de V.T. au sujet des faits dans le parcours sans faute de son client.

En couple depuis six ans, il est un employé modèle, que son directeur a défendu pour que ces faits ne lui fassent pas perdre son emploi.

Au final, il écope de deux ans de prison avec sursis.

 

F.C.

 

 

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Selon vous, quelle troupe remportera le Heiva i Tahiti cette année en Hura Tau :

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete