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Un cas autochtone de dengue 2 à Papeete : risque épidémique élevé

jeudi 21 mars 2019

photo dengue

La responsable du bureau de veille sanitaire, Marine Giard, la directrice de la direction de la santé, Laurence Bonnac Theron, et la responsable du centre d’hygiène et de salubrité publique, Glenda Melix, ont tenu une conférence de presse hier après-midi, suite à l’annonce d’un nouveau cas de dengue de type 2 diagnostiqué mardi à Papeete. (Photo: Jen.R)

“Nous avons peu de chance d’échapper à l’épidémie de dengue 2”, a annoncé sans détour la directrice de la direction de la Santé, Laurence Bonnac Theron, après l’alerte, hier, par ses services, d’un nouveau cas détecté de dengue de type 2, dans le quartier de Taunoa, à Papeete. Il s’agit, selon la responsable du bureau de veille sanitaire, Marine Giard, d’un cas autochtone et non d’un cas importé de Nouvelle-Calédonie, comme c’était le cas, le 10 février.
Selon les autorités de santé, qui ont été averties mardi, en fin d’après-midi, les trois prochaines semaines vont être décisives.

“La personne contaminée a ressenti les premiers symptômes de la dengue le 8 mars mais on ne lui a prescrit un prélèvement sanguin que le 14 mars.”

Cela signifie qu’aujourd’hui la personne ne peut plus transmettre le virus aux moustiques mais cela veut aussi dire qu’elle l’a forcément transmis durant toute la période d’incubation. Dès hier, les autorités de santé ont donc pris les mesures principales de précaution pour tenter d’éviter l’épidémie.
Selon Marine Giard, le patient a déjà été interrogé sur son itinéraire durant les dix derniers jours, et son lieu d’habitation a été visité. Des pièges à moustiques y ont été déposés par les autorités de santé afin de capter les moustiques femelles pour les tester à l’institut Louis-Malardé, et savoir si celles-ci sont porteuses du virus.

De son côté, le centre d’hygiène et de salubrité publique a d’ores et déjà quadrillé un périmètre d’action élargi du quartier de résidence du patient afin de lancer la lutte anti-vectorielle et les pulvérisations, dès demain matin.

Tour du voisinage

Aujourd’hui, les professionnels de santé et les référents de la commune de Papeete en termes de lutte anti-vectorielle doivent se rendre sur le terrain pour effectuer un tour du voisinage.

“Nous allons faire du porte-à-porte pour informer la population du quartier de Taunoa que nous allons venir pulvériser vendredi matin. Nous allons aussi vérifier qu’il n’y a pas de cas secondaire encore non déclaré et recenser les ruchers. Nous devons également mener des actions dans les trois écoles du quartier. Nous appliquons les procédures du plan d’alerte, en espérant réussir à éteindre l’incendie”, a précisé Glenda Melix, la responsable du Centre d’hygiène et de salubrité publique. 
Au-delà des actions mises en œuvre par la direction de la santé, les autorités ont insisté sur le fait qu’en cas de fièvre supérieure à 38°, les malades n’attendent pas et consultent rapidement leur médecin.

Elles ont également préconisé à la population de procéder au dégîtage autour de leur domicile, chaque semaine, et d’utiliser des répulsifs à moustiques de façon régulière. “Notre objectif est d’éviter une épidémie rapide. Si nous ne pouvons l’éviter, il nous faut pouvoir l’étaler”, explique Laurence Bonnac Theron.
Pour rappel, les autorités de santé du Pays s’attendent, depuis 2017, à voir surgir l’épidémie de dengue 2 sur le territoire car ce sérotype circule depuis trois ans maintenant chez nos voisins calédoniens, alors même qu’il n’a pas circulé au fenua depuis l’an 2000. “Aujourd’hui 82 % de la population polynésienne est susceptible de contracter le virus, sachant que, pour la dengue, les formes asymptomatiques sont de l’ordre de 30 à 50 %” a expliqué la responsable du bureau de veille sanitaire, qui a toutefois ajouté que le sérotype de dengue 2 n’était pas plus grave que les trois autres sérotypes. Par contre, les personnes ayant déjà contracté la dengue peuvent être plus affectées par les formes sévères.
Les dernières épidémies de zika et de chikungunya en Polynésie française ont chacune coûté 1,2 milliard de francs.

Jen.R

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