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SANTÉ – Deuxième jour de grève des praticiens hospitaliers

mercredi 8 novembre 2017

médecins grève

Le Syndicat des praticiens hospitaliers a pour mission de signer un protocole d’accord avec le président du Pays. (© archives LDT)


La grève des praticiens hospitaliers se poursuit. Cet après-midi, de nouvelles discussions devraient avoir lieu entre le Syndicat des praticiens hospitaliers et Jacques Raynal, ministre de la Santé, en présence, cette fois-ci, de Téa Frogier, ministre en charge de la Fonction publique. Selon le syndicat, tous les points qui avaient été acceptés lors du dernier protocole n’ont rencontré aucune objection de la part du ministre de la Santé, qui s’est par ailleurs proposé d’être l’intermédiaire entre le syndicat et le ministère de la Fonction publique.

La grève des médecins se poursuit. Le Syndicat des praticiens hospitaliers de Polynésie française a été reçu, hier matin, au ministère de la Santé.

Mais cet après-midi, selon nos informations, la ministre en charge de la Fonction publique, totalement absente du débat jusqu’alors, devrait être à la table des discussions.

Selon le président des praticiens hospitaliers, Marc Levy, les échanges avec le ministre Jacques Raynal ont été cordiaux, hier, et plutôt constructifs.

Cependant, comme le souligne Marc Levy, aucun point conflictuel n’a été abordé, comme celui portant sur la reprise d’ancienneté des praticiens hospitaliers, car ce point dépend d’un texte qui est au ministère de la Fonction publique : “Donc, suite à l’absence de la ministre Tea Frogier, nous n’avons pas pu débattre de ce point-là. Nous nous sommes concentrés sur le premier point de nos revendications qui consiste uniquement à appliquer le protocole d’accord de 2016”.

Selon le syndicat, tous les points qui avaient été acceptés lors du dernier protocole n’ont rencontré aucune objection de la part du ministre de la Santé, qui s’est par ailleurs proposé d’être l’intermédiaire entre le syndicat et le ministère de la Fonction publique.

Chose à laquelle ne s’oppose pas le syndicat. “Nous ne sommes ni satisfait ni insatisfait, tout dépend du niveau de délégation que peut obtenir le ministre de la Santé. Mais nous souhaitons avoir des engagements au plus haut niveau pour que cette fois-ci le protocole d’accord soit signé par le président pour être certain que le texte passe à l’assemblée de la Polynésie”, explique Marc Levy. 

Qui ajoute : “Nous sommes pressés par nos confrères pour mener une action efficace. Les médecins ne supportent plus de signer des protocoles d’accord qui n’ont aucune valeur, qui ne sont que des chiffons de papiers. Nous avons donc pour mission de ramener un protocole d’accord signé par le président du Pays, Édouard Fritch”.

Comme déjà annoncé, les médecins ont, en effet, décidé de ne pas flancher et de mener une grève dure s’ils n’étaient une fois de plus pas respectés.

Actuellement, selon le syndicat, la grève est suivie par plus de 60 % des médecins titulaires de Taaone et par 100 % des praticiens hospitaliers titulaires de Uturoa à Raiatea, sans compter les médecins actuellement en congés.

Des chiffres différents du ministère, qui annonce 39 % de médecins grévistes au Taaone et quatre médecins sur onze à Raiatea.

 

Service restreint au Taaone

 

Pour l’heure, l’hôpital travaille toujours en service restreint, comme un dimanche ou un jour férié.

Les consultations non urgentes, ainsi que les opérations programmées ont été reportées, seules les urgences continuent d’être traitées.

Toutefois, pour le président du Syndicat des praticiens hospitaliers, cette grève a pour but de faire bouger les lignes dans l’intérêt de la population et du malade, car la pénurie de médecins se ressent déjà dans de nombreux services du Taaone.

“Je pense qu’il faut regarder la vérité en face. Cela fait deux mois que deux salles de bloc sont fermées parce que l’hôpital n’arrive pas à recruter des infirmiers de bloc opératoire.
Ce n’est pas de la faute des syndicats. Donc, maintenant, nous sommes à deux jours de grève avec une activité un peu réduite, mais heureusement toutes les urgences sont assurées.
Il faut bien comprendre que ce n’est pas les syndicats qui empêchent l’hôpital de fonctionner. S’il y a des dysfonctionnements cela ne vient pas de nous.
Au contraire, nous essayons d’éviter les problèmes et d’éviter que cette situation se produise avec les médecins. Malheureusement, il y a déjà des spécialités où il en manque”, précise-t-il.

En effet, la greffe rénale est touchée par le manque de personnels.

“Nous n’avons plus qu’un seul médecin spécialisé capable de faire la greffe rénale. Ce médecin ne peut pas faire les astreintes tous les jours et toutes les semaines. Par conséquent, il y a désormais des périodes où l’on ne peut plus pratiquer la greffe rénale.
Nous ne sommes pas en blocage complet, mais il y a déjà des prises en charge qui ne se font pas telles qu’elles étaient prévues. C’est pourquoi les syndicats essayent de faire en sorte que les conditions de recrutement soient satisfaisantes, car on ne peut pas obliger des médecins à travailler à l’hôpital s’ils n’en ont pas envie.Il faut les attirer. C’est la loi du marché.”

Jen.R

 

marc levy

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