SANTÉ – Journée mondiale des lépreux à Orofara

    samedi 30 janvier 2016

    En collaboration avec la mairie, et les associations du quartier de Hitimahana, MFA et Tuauru, le village de Orofara organise une journée d’animation dimanche, entre 12 et 17 heures dans le cadre de la Journée mondiale de la lèpre. Cette manifestation viendra clôturer l’année du centenaire du village. Titaua Manafenuaroa, présidente de l’association Te u’i taurea no Orofara souhaite mettre à l’honneur les six derniers anciens malades encore vivants. Ils étaient sept jusqu’en octobre dernier, avant le décès de Honorine Katupa. La manifestation et le repas seront offerts en l’hommage à ces ainés. .

    J-L.M.

    Le programme

    11 h 30 : accueil. Midi : ouverture de la Journée mondiale des lépreux, discours de la présidente de l’Association « Te U’i Taurea no Orofara », Titaua Dewwerdt. Jusqu’à 17 heures : animations.

     

    Un village un peu oublié

    Alors que va se fermer l’année du centenaire de la léproserie de Orofara, la centaine d’habitant du village a l’impression d’être un peu oubliée. Titaua Manafenuaroa, présidente de l’association Te u’i taurea no Orofara s’inquiète que le pays ne donne pas de nouvelle depuis les dernières intempéries qui ont arraché le pont à l’entrée du village.
     “Des techniciens sont venus constater les dégâts, mais jusqu’à présent, nous n’avons revu personne. Nous n’avons plus de route, et devons faire le tour par le cimetière pour pouvoir accéder au village. On a l’impression de ne pas être prioritaire, même si l’on sait qu’il y avait pire ailleurs” , explique-t-elle.
    Ce sentiment d’abandon est également conforté par l’absence de mesures prises par le gouvernement après la visite en grande pompe d’Édouard Fritch en mars dernier.
    Le président et son ministre du logement avaient promis une aide à une famille qui avait perdu une partie de sa toiture après des intempéries.
    Depuis un an, c’est toujours une bâche qui protège cette famille. Le président avait été ému par l’état de dégradation des maisons qui ne peuvent être reconstruites car les familles des anciens malades ne sont pas propriétaires.
    Titaua craint qu’on souhaite que ce village tombe en ruine pour expulser tout le monde.
    “Ce sont les six derniers malades qui nous maintiennent dans ce quartier. Et dès qu’ils ne seront plus là, on montra des projets dans cette vallée”, précise-t-elle.
    sandrine lecomte

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