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SANTÉ – Une journée polynésienne des plaies et cicatrisations

mardi 6 février 2018

rocton

Le président de la commission des plaies et cicatrisations du CHPF a mis en place, il y a un an, un service de consultation des plaies pour les patients de l’hôpital et de l’extérieur. (© Jennifer Rofès)

La commission des plaies et cicatrisations du CHPF organise, pour la seconde fois, un congrès entièrement consacré aux plaies infectieuses, le 23 février. Cette journée gratuite et ouverte au public se déroulera dans l’amphithéâtre de l’hôpital.

L’objectif de cette journée, à laquelle participent de grands spécialistes venus de France et de Nouvelle-Calédonie, est de discuter de toutes les problématiques que les professionnels de santé peuvent rencontrer sur des plaies qui ne cicatrisent pas et sur l’ensemble des techniques et traitements existants.

“Les plaies sont des problèmes que nous rencontrons au quotidien et auxquels toutes les spécialités sont confrontées. Il y a bien sûr différents types de plaies. Il y a toute la partie vasculaire, donc qui touche les personnes qui souffrent d’insuffisance veineuse qui peut être liée au diabète, tabac, obésité et qui a donc du mal à cicatriser. Certaines personnes ont des plaies qui ne cicatrisent pas depuis vingt ans. Or, une plaie qui ne cicatrise pas peut se cancériser ”, explique Stéphane Rocton, président de la commission des plaies et cicatrisations.
Selon le médecin, ces cicatrisations difficiles ne sont pas forcément liées à de la négligence, même si c’est parfois le cas.

« Certaines personnes testent durant des années des ra’u Tahiti et arrivent au CHPF quand la plaie s’est nettement aggravée ou qu’elle a commencé à nécroser. Mais il y a aussi tous les escarres. On a des patients gravissimes qui sont restés longtemps dans le coma et qui même avec des soins quotidiens font des escarres. Il y a aussi toutes les plaies cancéreuses qui sont des plaies compliquées, car il y a beaucoup de patients que l’on peut opérer, mais il y en a aussi beaucoup qui sont traités par chimio, radiothérapie et qui se retrouvent parfois avec des tumeurs extériorisées qui font des plaies ouvertes, qui saignent beaucoup, qui font mal et pour lesquelles il y a des traitements spécifiques qu’il faut suivre. »

Le risque majeur, avec une plaie qui ne cicatrise pas, c’est le développement d’infections à staphylocoques ou à streptocoques qui peuvent entraîner des érésipèles, donc des infections de tout le membre. Sans oublier les plaies chroniques, qui sont au départ souvent banales et peu graves mais qui du fait de ne pas cicatriser peuvent se cancériser.

“Le patient peut se retrouver avec un carcinome épidermoïde qui peut engager son pronostic vital”, raconte le médecin.

C’est pourquoi, le président de cette commission, Stéphane Rocton, également chef du service de chirurgie maxillo-faciale de Taaone, souhaite, grâce à cet événement, que les médecins, infirmiers libéraux et patients soient informés du fait qu’il existe désormais, depuis un an, un service où l’on traite les plaies difficiles et qu’ils sachent que des consultations spécialisées sont programmées une fois par semaine au sein de l’hôpital.

« L’objectif de ce congrès, c’est d’intégrer le libéral à l’hôpital. J’ai monté, il y a un an, une consultation pour tout ce qui est plaies. Cette consultation est ouverte à tous les patients de l’hôpital et de l’extérieur, car l’idée, c’est de faire en sorte que tous les professionnels de santé qui peuvent voir des plaies, et qui ne sauraient pas trop quoi en faire, sachent qu’on les traite désormais ici et qu’ils peuvent donc envoyer leurs patients soit pour un avis, soit pour une prise en charge ».

Jen.R.

 

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