SANTÉ – Le schéma d’organisation sanitaire au CESC pour avis

    samedi 14 novembre 2015

    Le schéma d’organisation sanitaire (SOS) définitif 2015-2020 a été soumis pour avis au Conseil économique, social et culturel (CESC) le 26 octobre. Ce dernier devrait rendre son avis le 19 novembre.
    Le SOS, qui constitue la première déclinaison opérationnelle, à cinq ans des orientations stratégiques 2015-2024 de la politique de santé de Polynésie française, compte six axes prioritaires en termes de santé.
    Le premier concerne la restauration de l’autorité du Pays, par la mise en place d’une autorité de régulation de la santé et de la protection sociale. 
    En deux, il est question d’améliorer la santé primaire dans les archipels ; en trois, d’adapter l’offre de santé et l’évolution des besoins ; en quatre, de faire de la prévention du surpoids un choix majeur pour la santé des Polynésiens ; en cinq, de relever le défi du bien vieillir en s’associant avec le ministère en charge de la solidarité ; et en six, il s’agit de soutenir l’ensemble des efforts par la constitution d’un espace numérique de santé polynésien. 
    Ce SOS annonce prendre en compte les besoins nouveaux de la population. Il tirerait aussi les leçons du précédent schéma d’organisation sanitaire, qualifié aujourd’hui de trop complexe. 
    Une complexité qui aurait freiné sa mise en œuvre durant 13 ans.
    Ce nouveau SOS, qui se présente sous la forme d’un document de priorisations, d’orientations et d’actions majeures, pose comme priorité absolue le renforcement de l’équité territoriale. 
    C’est donc tout naturellement que le deuxième axe se concentre sur l’amélioration de la santé primaire dans les archipels.

    Augmentation de l’offre de dialyse

    Parmi les actions annoncées pour tendre vers cette amélioration, il est question de mettre en place des dispositifs d’incitation à l’installation de médecins, y compris étrangers, à diplôme hors Union européenne. 
    Autre action qui devrait être menée, l’augmentation de l’offre de dialyse pour être à même de couvrir 100 personnes supplémentaires. 
    Une nécessité lorsque l’on sait que 50 Polynésiens de plus entrent en dialyse chaque année et que les autorités du Pays flirtent depuis 2002 avec l’illégalité. En effet, depuis le 23 septembre 2002, un décret relatif à l’activité de traitement de l’insuffisance rénale chronique demande à ce que le nombre de patients traités grâce au dialyseur n’excède pas trois par jour. 
    En Polynésie, ce sont quatre patients par jour qui sont traités en centre d’hémodialyse. La réglementation n’est donc pas respectée et ne peut pas l’être car cela impliquerait que des patients ne reçoivent pas leur traitement et donc meurent. 
    Autre action proposée dans le fait de réinvestir la prévention et la promotion de la santé : la lutte contre le surpoids, qui est maintenant considérée comme une priorité pour le Pays. 
    Mieux vaut tard que jamais. Après la fermeture de la Maison du diabétique faute de subvention, après ne pas avoir reconduit la subvention de l’association des diabétiques et obèses de Polynésie qui, heureusement, maintient ses actions de dépistage grâce au soutien du Rotary Club, le Pays semble s’être rendu compte que 70 % de sa population est en surpoids et qu’il faut agir. 

    Jen.R.

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