Habillage fond de site

Santé mentale : journée de mobilisation pour prendre conscience de la situation

vendredi 11 mai 2018

IMG_9755Une journée dédiée à la santé mentale et à la prévention du suicide est organisée ce vendredi dans l’amphithéâtre du Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF). Initiée par le ministère de la Santé, la direction de la Santé et le département de psychiatrie du CHPF, elle aura pour objectif de dérouler le plan de santé mentale élaboré pour la Polynésie française et de favoriser une prise de conscience afin de proposer un service psychiatrique de qualité.

Ce sera aussi l’occasion, pour le docteur en psychiatrie Stéphane Amadéo, de revenir sur les résultats de l’enquête et projet de psychiatrie de secteur Polynésie intitulé Santé mentale en population générale. De nombreux invités extérieurs, issus du secteur de la psychiatrie, participeront à cette journée. Le professeur Bruno Falissard, du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations, à l’Inserm, parlera de l’avenir de la pédopsychiatrie dans le monde et notamment dans les outre-mer.

Globalement les outre-mer sont moins bien lotis que la métropole dans le secteur de la pédopsy mais il y a des régions ou départements, en France, qui sont aussi bien pires.Le professeur s’intéressera à l’évolution des maladies psychiatriques chez les plus jeunes.

Tout le monde pense que les jeunes vont plus mal qu’avant. Eh bien ! non, ils vont mieux. Depuis l’an 2 000, on s’aperçoit que les jeunes consomment moins d’alcool, de tabac et de drogues. Mais lorsque l’on dit ça, les gens semblent déçus”, explique-t-il.

 

Des problèmes mentaux plus jeunes

 

La différence entre les enfants d’hier et d’aujourd’hui, selon l’expert, c’est leur maturité. Selon le professeur, il y a toujours eu des enfants déprimés, psychotiques, anorexiques. Mais aujourd’hui, l’âge de début de beaucoup de problèmes diminue. L’anorexie mentale, par exemple, est une pathologie qui s’observe beaucoup plus tôt qu’avant. Il y a toujours eu des suicides chez les enfants. Mais il y a encore quatre ans, ils n’étaient pas considérés comme des suicides mais comme des gestes de désespoir car on considérait que la projection de la mort chez l’enfant n’était pas perçue comme irréversible”, ajoute Bruno Falissard, qui développera ces explications lors d’une conférence.

D’autres professionnels extérieurs interviendront également, comme Didier Delhaye, du CHU de Bordeaux, expert de la dépression résistante, qui parlera du dépistage et de la prise en charge selon les nouvelles recommandations, axe majeur pour la prévention du suicide.

Le professeur Pierre Thomas, du CHU de Lille, reviendra sur le plan de prévention du suicide dans l’Hexagone, et passera en revue les tendances globales du suicide en France, et plus particulièrement dans les prisons. Il sera aussi question de l’intérêt du premier Centre mondial sur la prévention du suicide, installé à Los Angeles, et dont parlera Patricia Speelman.

Bien entendu le rôle majeur de l’association SOS Suicide en Polynésie, sa ligne de crise, ses actions de sensibilisation, d’information, ses équipes mobiles d’intervention seront également abordés par plusieurs intervenants locaux. Cette journée, qui débutera à 8 h 15 pour se terminer à 17 heures, est ouverte à tous et entièrement gratuite.

 

Jen. R

 

 

Le programme

8 h 15 à 8 h 45 : Introduction de la journée par le docteur Stéphane Amédéo, du département de psychiatrie du CHPF. Discours du président du Pays ou son représentant et du haut-commissaire de la République française ou son représentant.

8 h 45 à 9 heures : Pause café.

9 heures à 12 heures : Plan de santé mentale.

– L’avenir de la psychiatrie pour enfant dans le monde, par Bruno Falissard.

– Le projet de plan de santé mentale de Polynésie française, par Laurence Bonnac-Theron et Claudine Mathis, de la direction de la santé.

– L’enquête Santé mentale en population générale”, par Stéphane Amadéo, du CHPF.

– Le rôle joué par l’association Sos Suicide dans la prévention du suicide en Polynésie française, par Germaine Vanquin, Annie Tuheiava, Moerani Rereao, Taivini Teai et Stéphane Amadéo.

12 heures à 13 heures : Déjeuner.

13 heures à 14 heures : Communication libres.

14 heures à 17 heures :

Prévention du suicide dans le monde, par Patricia Spellman.

– Prévention du suicide en France, par Pierre Thomas.

– Dépressions : dépistage et prises en charge, par Didier Delhaye.

– Table ronde grand public

– 17 heures : Conclusion de la journée.

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Retraites : Selon-vous, la réforme de la Protection sociale généralisée est-elle nécessaire, même si cela suppose des efforts de tous pour la survie du système ?

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete