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Santé – Oscar Temaru prône la médecine traditionnelle

vendredi 9 août 2019

Pour Oscar Temaru, “chacun doit assumer sa santé. Avec le temps nous avons oublié le potentiel humain que nous avons”. (© AM/LDT)

Pour Oscar Temaru, “chacun doit assumer sa santé. Avec le temps nous avons oublié le potentiel humain que nous avons”. (© AM/LDT)

Oscar Temaru a souhaité réagir, jeudi, à la conférence des ministres de la Santé du Pacifique qui s’est déroulée du 5 au 8 août à Papeete. Le maire de Faa’a déplore en premier lieu l’absence de mention des “effets induits de l’héritage nucléaire de l’État français en Polynésie française” lors de cette rencontre ministérielle. Il en déduit et dénonce une complicité de la part de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), “d’un certain nombre de gouvernements, de lobbies pharmaceutiques puissants, etc.”. Des propos qui rejoignent ceux de l’association 193, la veille.

Absent lors du rendez-vous gouvernemental, Oscar Temaru a invité dans le même temps l’OMS et le Dr Takeshi Kasai, directeur régional de l’OMS pour le Pacifique, à échanger sur certaines questions issues de constats relevés, concernant la situation sanitaire générale de la population de la Polynésie française.

 

“Une population malade”

 

C’est sans surprise que l’ancien président associe les “maux” dont souffrent les Polynésiens aujourd’hui à la mise en place passée du centre d’expérimentation du Pacifique (CEP) et à ses conséquences. “L’Organisation des nations unies (ONU) et l’OMS ne devraient pas passer sous silence les statistiques qui prouvent les ravages sanitaires et environnementaux de ces expérimentations, ni les effets induits et transgénérationnels qu’elles continuent à produire”, dit-il. Il ne s’agit pas cependant de blâmer le CEP pour les choix actuels de chaque individu en termes de santé, mais de relater un changement conséquent dans les mentalités et indubitablement dans les modes de vie des Polynésiens depuis les années CEP.

Pour Oscar Temaru, la Polynésie est devenue “le paradis des pharmacies et des cabinets médicaux”. Selon lui, un bouleversement dans les coutumes globales quotidiennes des Polynésiens n’a fait qu’avantager le “business de la médecine poussé à son extrême”.

 

“Avant, notre pharmacie était dans la nature”

 

Oscar Temaru dénonce par la même occasion “l’absence de politique sanitaire du pouvoir en place et des lacunes, dont les systèmes d’éducation alimentaire” qui contribueraient à l’essor du lobby pharmaceutique en Polynésie.

Des défaillances du système actuel qui pourraient évoluer par l’éveil de la population et son adoption de comportements moins similaires à ceux inculqués par la société de consommation, selon le tavana.

Nostalgique d’une époque où la nature suffisait à répondre aux besoins du peuple, Oscar Temaru n’affirme pas vouloir faire cesser les présences médicales et pharmaceutiques, mais redéfinir consciemment leurs paramètres d’intervention dans la vie quotidienne des Polynésiens. “Cette population est malade, et c’est par l’éducation que nous pourrons changer les choses”.

Selon l’élu, il existe aujourd’hui des moyens plus sains que l’utilisation systématique de produits chimiques dans le processus de guérison des maladies (notamment le diabète, abordé et souligné par l’OMS lors de la conférence ministérielle). Pour rappel, on dénombre plus de 11 000 diabétiques dans la tranche d’âge de 7 à 9 ans, selon l’OMS.

Un constat alarmant qui pourrait peut-être inviter chacun à reconsidérer la notion de cause à effet, mais qui encourage assurément les actions de sensibilisation et d’information aux alternatives médicales (jeûne thérapeutique, éducation alimentaire soignée, entretien physique, etc.) au sein de la commune de Faa’a.

 

De notre correspondante A.M.

 

 

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