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La santé au programme de l’assemblée de la Polynésie

lundi 1 octobre 2018

Séance bien sage, vendredi dernier, à Tarahoi. (© Christophe Cozette)

Séance bien sage, vendredi dernier, à Tarahoi. (© Christophe Cozette)


Les représentants se sont réunis pour la seconde séance de la session budgétaire. Ils se sont penchés sur quelques questions au gouvernement et diverses délibérations, qui concernaient principalement la santé. Une séance calme et studieuse avant l’étude du budget 2019.

Après le vote en faveur de la réforme de la retraite qui a vu, dans la foulée, l’exclusion d’Angelo Frébault du camp orange, jugé comme traître pour son abstention sur le texte, la semaine dernière, les représentants de l’assemblée de la Polynésie française avaient rendez-vous, vendredi dernier, pour la seconde séance de cette session budgétaire.

Ils se sont penchés sur quelques questions au gouvernement et diverses délibérations, qui concernaient principalement la santé. Une séance calme et studieuse avant l’étude du budget 2019, pour laquelle les élus ont été invités à une formation par le président Gaston Tong Sang, les 11 et 15 octobre.

Après une sonnette à répétition, les élus ont rejoint l’hémicycle sans grand absent, hormis du côté du gouvernement, où seul Jacques Raynal était présent, tandis que le hall résonnait des voix des nombreux étudiants, venus étudier la guerre de 1914-18, que l’APF met à l’honneur, 100 ans après la fin de la Grande Guerre.

Mais dans la bataille des questions/réponses au gouvernement, ce fut l’élue de la majorité — députée — et ex-ministre de l’Éducation Nicole Sanquer, la plus pugnace.

L’élue Tapura connaissait bien le terrain puisqu’il s’agissait de son ancien portefeuille. Elle n’a pas manqué de tacler sa remplaçante à ce poste, comme a pu le faire récemment Gaston Flosse, en mettant en avant le “néocolonialisme de l’État” sur l’éducation. L’ancienne ministre a d’ailleurs demandé au seul ministre présent de donner la réponse, écrite de la ministre, absente. “Vingt-trois classes n’ont pas de titulaires, aux Marquises, aux Australes, aux Tuamotu et 9 professeurs sont inexpérimentés”, a dit Nicole Sanquer, citant les établissements qui ne peuvent assumer leur mission éducative.

En substance, le ministre de la Santé, lisant la réponse de la ministre de l’Éducation, a précisé vouloir rajeunir le vivier des professeurs face à une “CDisation” à outrance, occasionnée par de nombreuses plaintes déposées par des enseignants au CDD État trop nombreux, passés en CDI Pays.

 

Le fenua rejoint l’ACCD’OM

 

Teura Iriti ensuite, s’est interrogée sur une des conséquences de la réforme de la retraite. “L’âge de départ à la retraite étant désormais à 62 ans en 2023, comment considérer a posteriori les conditions d’attribution de ce minimum vieillesse, dont une partie de la population a tant besoin ?”, a demandé au ministre, la présidente du groupe Tahoera’a, réduit à 9 représentants, désormais.

“Le gouvernement n’a pas l’intention d’abandonner ces personnes qui touchent l’allocation vieillesse de solidarité, et l’allocation traduit l’accompagnement du gouvernement à l’adresse de ces plus démunis. Elle sera entérinée par une décision du conseil des ministres, en temps et en heure, et pourrait correspondre à 75 % du moni ruau. Cette allocation provisoire sera ensuite reprise par l’attribution pleine et entière du moni ruau”, lui a répondu Jacques Raynal.

La première délibération concernait l’adhésion de la Polynésie à l’ACCD’OM (lire encadré), à laquelle appartient déjà de nombreuses communes du fenua comme Papeete, Pirae, Hitia’a o te Ra, Taiarapu-Est, Uturoa, Huahine, Maupiti, Hiva Oa, Nuku Hiva, Ua Pou ou encore Hao et le SPCPF. Alors que le Tahoera’a s’est dit favorable, le Tavini ne trouvait pas d’intérêt, sur le fond, “à s’unir à cette coquille vide”.

Mieux encore, Oscar Temaru, en reo Tahiti puis en français, dénonçait encore une fois que “tout cela n’allait pas dans le droit international de la décolonisation”.

“Il ne devrait pas y avoir de départements, de collectivité, de territoire, ou je ne sais pas quoi en outre-mer. On est au 3e millénaire. Où allons-nous ?”, s’est insurgé le leader indépendantiste, comme il l’avait fait, la veille, à l’ouverture de la Foire agricole, face au haut-commissaire, cette fois.

 

Tous contre le cancer

 

La suivante, qui concernait la convention cadre de coopération relative à la coopération dans le domaine de la lutte contre le cancer en Polynésie française, pendant la période de mise en œuvre du premier plan cancer polynésien entre la Polynésie française et l’Institut national du cancer (INCa), vu les chiffres (lire encadré), a été adoptée à l’unanimité des représentants présents. Enfin, là aussi à l’unanimité sur les deux propositions, les élus de l’assemblée ont voté pour le renouvellement de la convention de coopération entre la Polynésie française et l’Université de Bordeaux pour l’accueil des étudiants de troisième cycle des études de médecine, de troisième cycle spécialisé des études de pharmacie et de troisième cycle long des études d’odontologie, et une délibération relative aux conditions de rémunération des étudiants de troisième cycle des études de médecine, de troisième cycle spécialisé des études de pharmacie et de troisième cycle long des études odontologie affectés en stage en Polynésie française.
Heure du déjeuner oblige, Oscar Temaru a demandé de favoriser plutôt la “formation de naturopathes”, en citant une clinique californienne qui a vaincu le diabète grâce au jeûne thérapeutique, que le maire de Faa’a a fait sien. Ce qui n’a pas coupé l’appétit des représentants…

 

Christophe Cozette

 

ACCD’OM APF

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