Sarkozy voit ses espoirs de retour à l’Élysée momentanément douchés par la justice

jeudi 7 mai 2015

Nicolas Sarkozy, qui veut revenir à l’Élysée grâce à sa nouvelle formation, « Les Républicains », voit ses espoirs momentanément douchés par la justice, même si l’ancien président a décidé de se pourvoir en cassation et que ses amis dénoncent « une justice spectacle ».
Coup dur pour lui, la cour d’appel de Paris a validé jeudi matin les écoutes téléphoniques de l’ex-chef de l’État, qui lui valent d’être mis en examen pour corruption et trafic d’influence. Son pourvoi n’étant pas suspensif, la procédure judiciaire se poursuit.  
Par ailleurs, son ancien directeur de la communication, Franck Louvrier, a été placé pendant dix heures en garde à vue jeudi dans une autre affaire, celle de Bygmalion.
« Justice spectacle », a aussitôt dénoncé sur BFMTV, porte-parole de l’UMP, à propos de la décision concernant M. Sarkozy
L’ex-ministre Nadine Morano, en froid avec M. Sarkozy – qui ne lui a pas donné les responsabilités qu’elle réclamait au sein de l’UMP – a laissé de côté son ressentiment pour le défendre :

« Nicolas Sarkozy a depuis longtemps une meute à ses trousses, qui s’acharne à le faire trébucher. Rappelons qu’il n’a jamais été condamné. »
 

A quelques exceptions près, les grands élus UMP s’en tenaient à une prudente réserve. « Pas de commentaires sur une affaire de justice en cours », s’est borné à dire sur RCJ l’ancien ministre Xavier Bertrand.
Dans la soirée sur RTL, Brice Hortefeux, l’un des plus proches amis de M. Sarkozy, s’est déclaré « un peu surpris par la décision » prise par la justice. « C’est une étape de procédure qui, par définition, ne se prononce pas sur le fond de l’affaire », a-t-il assuré.

Idem pour Laurent Wauquiez, secrétaire général de l’UMP, qui trouve cette décision de justice « pour le moins étonnante ». « J’ai la conviction que l’innocence de Nicolas Sarkozy sera établie à la fin de la procédure », a-t-il affirmé à l’AFP.

« Si la Cour de Cassation maintient sa jurisprudence, c’en est fini des droits de la défense », a mis en garde Georges Fenech, secrétaire national de l’UMP à la Justice. « Le législateur devra intervenir. Ça concerne aujourd’hui l’ancien chef de l’État mais ça peut tous nous concerner », a-t-il prévenu sur BFMTV. 

« sérénité » et « détermination »

Tous témoignent de la « sérénité » et de la « détermination » de M. Sarkozy.
Même si le pourvoi en cassation était rejeté, rien ne dit que M. Sarkozy serait condamné. Et s’il l’était, le temps d’épuiser d’éventuels appel et pourvoi en cassation pourrait lui permettre d’aller jusqu’à la primaire (20 et 27 novembre 2016), voire à la présidentielle (printemps 2017).
Reste que son image en serait forcément ternie. Peut-être pas auprès de ses indéfectibles soutiens – selon un sondage Ipsos publié mercredi, les sympathisants UMP certains d’aller voter à la primaire le choisiraient à une large majorité dès le premier tour – mais probablement auprès de ceux qui hésitent.
Or, chaque voix compte. La bataille s’annonce rude entre l’ex-président, pas encore candidat à la primaire, et l’ancien Premier ministre Alain Juppé, déclaré depuis l’été dernier. Selon le même sondage Ipsos, plus le niveau de mobilisation de l’électorat de droite et du centre est élevé, plus les chances du maire de Bordeaux sont grandes (53%, contre 47% si le second tour de la primaire avait lieu dimanche, les centristes plébiscitant M. Juppé).
L’ancien président veut continuer à tracer son sillon comme si ses dossiers judiciaires n’existaient pas. 
Ces derniers jours, M. Sarkozy a marqué plusieurs points, notamment en obtenant que la quasi-unanimité du Bureau politique de l’UMP entérine le nouveau nom du parti, « Les Républicains ». 
Même si certains élus du parti confient en off qu’il ne s’agit que d’une opération « cosmétique » pour faire oublier les querelles internes et l’affaire Bygmalion, elle offre à M. Sarkozy une occasion d’apparaître comme le maître d’œuvre d’un vaste renouvellement du mouvement, qui devrait commencer à se concrétiser avec le congrès du 30 mai et la validation des fondamentaux du parti (nouveau nom, nouveaux statuts, nouvelle composition du BP). 
« L’alternance est en marche. Rien ne l’arrêtera », a répété M. Sarkozy. En espérant bien être celui qui en sera le moteur.

AFP

NAIKI 2015-05-13 18:04:00
Vas-y-mon grand, ou plutot mon petit, montre leurs que c'est toi le meilleurs.
Vive Sarko!!!
naveau 2015-05-07 20:11:00
Il n''y à pas de fumé sans feu un simple justiciabable serait déjà incarcéré avec toutes les gamelles qu''il traine derrière lui
      Edition abonnés
      Le vote

      Le Kitesurf :

      Loading ... Loading ...
      www.my-meteo.fr
      Météo Tahiti Papeete