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Pour sauver des vies, les balises de détresse obligatoires le 1er janvier 2020

mardi 16 octobre 2018

1DG Balises détresse 151018

En octobre 2014, ce poti marara a dérivé pendant trois jours au large de Scilly (Manuae). Les opérations de recherche avaient mobilisé les avions Gardian et Casa des forces armées. (Photo : JRCC)


“Pour améliorer la sécurité en mer et la sécurité des marins, le Pays prolonge les délais permettant aux exploitants de navires professionnels de s’équiper des matériels de dernières générations conformes aux nouvelles dispositions”, a indiqué, hier matin à la présidence, le ministre en charge des Transports interinsulaires, Jean-Christophe Bouissou. Une délibération de l’assemblée de la Polynésie adoptée en décembre 2017, devenue applicable le 1er avril, rend obligatoire l’acquisition de nouveaux matériels aux normes (Inmarsat C, balises de détresse). Le gouvernement propose donc, le temps que l’ensemble de la flotte soit équipée, de différer l’entrée en vigueur de ce texte pour les navires existants du 1er octobre 2018 au 1er janvier 2020.

Ce délai supplémentaire est nécessaire à la présentation de la loi du Pays que le gouvernement entend proposer à l’assemblée”, a expliqué le ministre. “Ce texte permettra aux professionnels du secteur maritime de bénéficier d’une subvention de la Polynésie française durant l’année 2019 pour les aider à s’équiper des matériels conformes.”

La nouvelle réglementation relative aux radiocommunications concerne les navires de jauge égale ou inférieure à 160 tonneaux, à l’exception des navires destinés au transport de passagers.

Selon la direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM), ce coup de pouce financier, à hauteur de 50 % du prix du matériel, représente une enveloppe d’environ 40 millions de francs (avec un plafond d’un million de francs d’aide par navire).

 

Deux types de balises

 

Les professionnels avec une licence de pêche doivent s’équiper d’une radiobalise de localisation des sinistres (RLS), reconnue par le système mondial de détresse et de sécurité en mer. Dotée d’une grande durée d’émission, elle est codée et identifiée à un bateau et à son propriétaire. Son déclenchement est à la fois manuel et automatique : sur un bonitier, elle est installée avec un “largueur hydrostatique” qui détecte le fait que le navire sombre, mais ne se déclenche pas lors du lavage du bateau. Les prix chez Assystem (revendeur agréé avec maintenance) varient entre 46 500 F et 135 000 F.

Pour les plaisanciers, la balise maritime de localisation personnelle (PLB) se porte sur soi et son déclenchement s’effectue manuellement après déploiement de l’antenne. Elle concerne les bateaux qui naviguent au-delà de 20 milles d’un abri et en-dessous de 60 milles (au-delà la RLS devient obligatoire). La PLB coûte environ 30 000 F.

L’acquisition d’une station terrienne Inmarsat C va concerner 59 thoniers armés en 1re ou 2e catégorie de la flotte polynésienne. La radiobalise de détresse EPIRB à déclenchement automatique concerne les navires de pêche pontés de la flotte polynésienne, 74 thoniers et 41 bonitiers. Sur les 115 navires concernés, sept ne sont pas encore équipés d’une telle radiobalise de détresse EPIRB à déclenchement automatique, et le remplacement de la pile de la radiobalise concerne 33 navires.

Enfin, 140 poti marara sont concernés par l’acquisition d’une radiobalise de détresse EPIRB à déclenchement manuel et 132 autres poti marara équipés d’une telle radiobalise sont concernés par un changement de la pile au lithium.

Damien Grivois

 

 

 

Réaction

Catherine Rocheteau
Directrice des affaires maritimes
“L’idée, c’est d’aider les pêcheurs à être en règle”

La nouvelle réglementation concerne tout le matériel de radiocommunication, stations Inmarsat, radios VHF et balises de détresse. Ces balises permettent de repérer quelqu’un très rapidement, et donc de ne pas perdre de temps avec un travail de recherche. La rapidité permet de sauver des vies… La balise PLB est très petite, il est facile de l’avoir sur soi, pour un rameur par exemple. Pour les balises RLS, elles sont munies de piles au lithium d’une durée de dix ans. Le revendeur a toute la compétence pour assurer la maintenance dans les règles de l’art, il dispose des systèmes pour ouvrir les balises étanches, pour les retraiter en fin de vie. L’aide du Pays se traduit par une aide à l’achat qui est de 50 % du prix du matériel. Les pêcheurs sont ciblés car ils sont une population à risque. C’est un métier très exposé car ils sont très souvent en mer. L’idée, c’est d’aider les pêcheurs à être en règle et, au-delà, de les responsabiliser. Les bateaux sont vus chaque année par les affaires maritimes, donc nous connaissons bien la flotte, ses besoins sont identifiés. La mise en œuvre commencera début 2019, après le vote à l’assemblée.”

 

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