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La science au secours de la perle de Tahiti

vendredi 21 octobre 2016

ccism perle science

Martin Loesdau, de l’UPF, a mis au point un logiciel de mesure de l’épaisseur de la nacre et de classification de la couleur. (© Caroline Perdrix)

 

De la production à la commercialisation, la perle de Tahiti est en souffrance. Le premier Forum de la perle, organisé par la Tahitian Pearl Association of French Polynesia (TPAFP), a débuté hier et se poursuit aujourd’hui, pour un état des lieux sans concessions.

Le forum met particulièrement à l’honneur les connaissances scientifiques sur la perle, et les premiers intervenants ont été attentivement suivis par la trentaine de perliculteurs et de négociants présents hier.
Martin Loesdau d’abord : cet étudiant allemand à l’UPF présentera en décembre sa thèse en informatique sur le projet Rapa, la reconnaissance automatique de la qualité des perles de Tahiti.
Depuis deux ans, avec quatre autres chercheurs, il met au point un logiciel de mesure automatique de l’épaisseur de la nacre et de classification de la couleur des perles, dont le but est de “délivrer un certificat de qualité qui serait entièrement objectif”.

Car aujourd’hui le tri et la classification sont entièrement “faits main” : ils sont donc forcément subjectifs.
La Polynésie a établi son propre système de classement, mais il est différent, par exemple, du système du Gemmology Institute of America.
Cette innovation polynésienne pourrait devenir le standard mondial. Non seulement les chercheurs espèrent arriver à “une description mathématique fiable de la couleur”, mais ils étudient également la reconnaissance du lustre des perles. Même si les contrôles cesseront bientôt d’être obligatoires, les négociants auront toujours besoin de mesurer l’épaisseur de nacre, critère primordial de qualité.

 

La génétique des perles

 

C’est ensuite Chin-Long Ky, chercheur en génétique à l’Ifremer, qui a présenté ses travaux sur la “détermination de la couleur et de la taille de la perle de culture chez P. Margaritifera”.
Comme dans d’autres domaines, “la génétique est la clé du développement de toute filière”, explique le jeune homme, qui indique que la sélection génétique est déjà pratiquée en Indonésie, en Birmanie, aux Philippines et en Australie.

La couleur de la nacre et de la chair des huîtres donneuses de greffons est aussi importante que les caractéristiques des receveuses, qui, elles, déterminent la taille de la perle, d’où l’intérêt porté à la constitution de “familles” d’huîtres.
L’environnement, lui aussi, influe sur la taille, la couleur et le lustre. Chin-Long Ky a également étudié les surgreffes, qui permettent d’augmenter la taille des perles produites; il cherche notamment à prédire statistiquement la forme des perles de seconde génération.

Le forum se poursuit aujourd’hui, avec notamment les interventions de Bran Quinquis et de la chercheuse Nabila Gaertner-Mazouni autour du changement climatique et de l’environnement.
Enfin, le ministre de l’Économie bleue et de la Relance économique, Teva Rohfritsch, s’exprimera sur la toute récente réforme de la perliculture. 

C.P.

 

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