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Un SDF profite de l’hospitalisation de sa cousine pour la tripoter

vendredi 22 décembre 2017

“On a tous besoin de tendresse, lui, il l’a volée, mais sans violence”, a défendu l’avocat du prévenu. (© Florent Collet)

“On a tous besoin de tendresse, lui, il l’a volée, mais sans violence”, a défendu l’avocat du prévenu. (© Florent Collet)

“Elle était contente de me voir.” C’est la seule phrase prononcée intelligiblement par J.C., hier, à la barre du tribunal correctionnel. L’homme de 34 ans se montre en revanche mutique sur les raisons de son geste, répétant inlassablement : “Je regrette”. 

Lundi, ce SDF apprend que sa cousine est hospitalisée au service chirurgie après avoir été opérée des jambes. Il parvient dans sa chambre, où il a donc l’impression qu’elle est satisfaite d’avoir un peu de compagnie. Assis à côté du lit, il discute avec elle, mais ses vieux démons se réveillent rapidement.

Il caresse la poitrine et le sexe dénudé de sa cousine. Cette dernière tente de donner l’alerte en appuyant sur la sonnette destinée à appeler les infirmières, mais J.C. l’en empêche et éloigne la manette pour reprendre ses caresses d’une main tandis qu’il se masturbe de l’autre. 

Bien que sous calmant, la victime parvient tout de même à attirer l’attention du personnel hospitalier en tapant sur sa table de chevet. Des infirmières arrivent dans la chambre et demandent à J.C. de quitter les lieux, ce qu’il refusera jusqu’à l’arrivée d’un vigile. Il sera interpellé finalement à la rotonde de l’hôpital sans faire de résistance. 

S’il réfute avoir empêché sa cousine d’appeler au secours, il reconnaît les faits et même ceux dont elle l’accuse. Cette dernière explique qu’il a souvent pratiqué des attouchements sur elle mais aussi sur sa nièce, mais qu’elle en avait seulement parlé à sa mère sans porter plainte. J.C. a d’ailleurs déjà été condamné en 2013 pour quatre agressions sexuelles sur sa sœur. 

L’homme n’expliquera jamais son geste à la barre. Aux gendarmes, il a toutefois glissé deux phrases qui confirment la thèse de l’expert doutant de la sincérité de ses regrets. “C’est compliqué, une fille pourrait aussi dire non”, a-t-il expliqué aux forces de l’ordre. Au juge qui lui demandait s’il était amoureux, il semble vouloir se défendre : “Je ne sais pas. Pas que moi… elle aussi.” 

Confié dans une famille d’accueil dès sa naissance où il a été maltraité, J.C. a retrouvé sa famille à 11 ans, d’où il a finalement été chassé. Depuis, l’homme est dans la rue, vit du vol des mangues et n’a pour seule compagnie que son chien.  Pour le procureur, le risque de récidive de J.C. est majeur compte tenu de son passif et du manque d’explication sur son geste. Il requiert deux ans de prison et deux ans supplémentaires s’il ne suit pas des soins durant trois ans. 

“Comme pour beaucoup ayant eu le parcours d’un enfant fa’a’amu, il a un besoin d’affection, de tendresse”, a tenté de défendre son avocat. “On a tous besoin de tendresse, lui, il l’a volée, mais sans violence.” 

Si les juges n’ont pas retenu la récidive pour des questions de forme, ils ont condamné J.C. pour agression sexuelle à 18 mois de prison, dont neuf avec sursis et l’obligation de suivre des soins et de ne pas entrer en contact avec la victime.

F.C

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