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Les secrets de la préparation du pandanus

lundi 16 octobre 2017

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Ces mama, originaires des Australes, détiennent les secrets du tressage du pandanus. (© Charles Taataroa)


Un concours de confection de paniers en pandanus a eu lieu, lundi dernier, dans les jardins de la mairie de Papara. La préparation du pandanus nécessite différentes étapes, ici détaillées pour La Dépêche. Le prix d’un rouleau de pandanus varie entre 3 000 et 5 000 F.

Un concours de confection de panier en pandanus était organisé, lundi dernier,  dans le cadre de l’exposition de la nouvelle fédération des artisans de Papara, Hei rau ‘ura tao’a, présidée par Timeri Choune.

Concours auquel seules trois mama, Stella, Moea et Mama Apera, toutes des Australes, ont participé.  Les autres mama n’ayant pas suffisamment de pandanus.

“Les rotations de bateaux qui desservent actuellement les Australes ont perturbé l’acheminement de nos rouleaux à Tahiti”, explique l’une des trois participantes au concours, Stella. “Résultat, on manque de pandanus en ce moment”.

Une des mama de la fédération des artisans de Papara a détaillé, pour La Dépêche, les différentes phases de préparation du pandanus, de la plante au rouleau.

Originaire  de Rurutu, c’est auprès de sa mère que mama Marama a tout appris. 

La première phase consiste à couper (tapu en tahitien) le pandanus arrivé à maturité. Et, à chaque feuille, on enlève (patere) avec un objet tranchant, le dos d’âne, sur lequel on trouve de fines épines. Puis, on tresse chaque feuille d’une certaine manière (iro) pour pouvoir ensuite les suspendre pour le séchage.

 

Mama Marama souhaite partager son savoir

 

Au bout de quatre semaines maximum, les feuilles seront séchées à l’ombre, au gré du vent.  On récupère le stock, puis on enroule (otaro) chaque pandanus pour attendrir la feuille. Ensuite, on les enroule à nouveau les unes aux  autres. Cette phase pour former le rouleau s’appelle (pipita).

En fonction de ce que veulent faire les mama, la seconde phase consiste  à préparer des brins (pa’u’u) de pandanus pour s’attaquer au travail de tressage (ra’ra’a).

Mama Marama explique qu’aux Australes ils utilisent une technique pour rendre le pandanus plus brillant. Il s’agit de couper les feuilles et de les faire cuire dans de l’eau citronnée.

Elle ajoute également que, là-bas, ils connaissent aussi le secret de la teinture. On fait cuire les feuilles de pandanus dans de l’eau, à laquelle est ajoutée de l’écorce de pin (aito), ce qui donnera une couleur marron au pandanus.

On utilise souvent ses types de brins pour apporter de la couleur au produit fini, comme sur les paniers ou les chapeaux.

Mama Marama souhaiterait partager son savoir-faire avec toutes les écoles de Papara, notamment le centre de jeunes adolescents , où l’artisanat est enseigné.

 

C.T.

 

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La phase du tressage permet ensuite de suspendre les feuilles de pandanus pour le séchage. (© Charles Taataroa)

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Otaro, action d’enrouler pour attendrir la feuille de pandanus.. (© Charles Taataroa)

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La phase appelée pipita consiste à enrouler les feuilles de pandanus les unes avec les autres pour former un rouleau. (© Charles Taataroa)

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Le tressage (ra’ra’a) est réalisé une fois les brins de pandanus préparés. (© Charles Taataroa)

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Le prix d’un rouleau de pandanus varie entre 3 000 et 5 000 F. (© Charles Taataroa)

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