Secteur du charbon : une ONG interpelle les banques françaises

    lundi 18 mai 2015

    Les Amis de la Terre ont lancé une campagne pour interpeller les banques françaises et leur demander de ne plus travailler avec des entreprises impliquées dans le secteur du charbon (mines ou centrales), l’énergie la plus émettrice de gaz à effet de serre. 
    « Nous leur demandons de signer l’Appel de Paris et de s’engager d’ici la COP21 (Conférence de l’Onu sur le climat fin 2015 à Paris) à arrêter leurs soutiens à l’industrie du charbon », écrit dans un communiqué l’ONG.
    « L’Appel de Paris » des Amis de la Terre a été signé par les ex-ministres de l’Environnement Chantal Jouanno et Delphine Batho, des élus Verts, des personnalités (Nicolas Hulot, Naomi Klein, le philosophe Patrick Viveret, etc.), des chercheurs et des économistes.  
    Par soutien à l’industrie du charbon, Les Amis de la Terre entendent le financement direct de projets et surtout les services (financement, conseil, émission d’obligations, etc.) que les banques délivrent à des entreprises investies dans l’extraction du charbon ou dans l’exploitation de centrales fonctionnant avec cette énergie.
    Mercredi dernier, une militante de l’ONG a pris la parole lors de l’AG de BNP Paribas pour demander à la banque de « s’engager publiquement à ne pas financer un projet de centrale à charbon à Rampal, au Bangladesh, comme elle l’a fait pour les projets du bassin de Galilée en Australie« .
    « Notre objectif est de financer des entreprises et des projets qui financent le développement économique et la création d’emplois, tout en participant à l’effort global de lutte contre le dérèglement climatique », lui a répondu Philippe Bordenave, le directeur financier de BNP Paribas.
    « Nous allons suivre avec attention la conférence climat (…) et nous ajusterons nos politiques pour tenir compte des engagements pris par les différents pays en matière de réduction des émissions de CO2 », a ajouté le responsable.
    Sous la pression d’ONG, BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole se sont engagés en avril à ne pas participer à un vaste projet minier près de la Grande barrière de corail, dans le bassin de Galilée en Australie. Huit autres banques internationales ont fait de même.

    AFP

    Charbon, l’argent sale des banques françaises :

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