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SÉCURITÉ – Les forces de l’ordre veulent doper leurs interfaces sur Internet

mercredi 4 juillet 2018

brigade numérique gendarmerie

Avec la brigade numérique, la gendarmerie veut renforcer sa présence sur les réseaux sociaux pour mieux répondre aux citoyens. (Photo : gendarmerie nationale)

Une heure et vingt-deux minutes. C’est le temps passé chaque jour sur les réseaux sociaux par les internautes en français selon l’agence We Are Social. Conscientes de ces nouvelles pratiques, les forces de l’ordre ont à coeur de “s’adapter à l’ère numérique”. Dans le cadre du plan national de “police de sécurité du quotidien”, une brigade numérique de la gendarmerie a été inaugurée en février, à Rennes. Vingt agents sont connectés 24h/24 pour répondre aux questions des usagers, de l’Hexagone et d’outre-mer, sur les réseaux sociaux ou sur le chat en ligne du site de la gendarmerie nationale.

Le but est de répondre aux questions “non-urgentes” des internautes, qu’elles concernent la loi, l’organisation d’évènements ou encore les démarches à suivre. Mais aussi de désengorger les standards téléphoniques. “C’est vrai qu’au 17, on reçoit toujours des appels pour des renseignements qu’on pourrait trouver sur Internet ou via cette plateforme numérique”, explique l’aspirant Heimiri Taiore, chargé de communication du commandement de la gendarmerie pour la Polynésie française.

 

 

Les Polynésiens encore peu concernés par le dispositif

 

 

Même si l’institution française s’est félicitée d’avoir passé les 10 000 sollicitations, les Polynésiens restent encore peu concernés par l’initiative. Contactée par La Dépêche de Tahiti via son chat Facebook, la brigade numérique l’avoue : “Nous recevons peu de demandes de l’outre-mer, rarement de Tahiti.” Logique selon la gendarmerie polynésienne qui juge que “la population n’est pas informée malgré les campagnes d’information”.

Elle aussi veut s’inscrire dans l’ère du temps. Elle a créé sa page Facebook en fin d’année dernière. Heimiri Taiore reconnaît le succès de ce nouveau moyen de communication, plus adéquat au mode de vie moderne : “Plutôt que de passer par le poste ou d’appeler, de plus en plus de personnes tentent de nous joindre par ce biais.”

Même si les gendarmes locaux s’attèlent à alimenter les réseaux sociaux et à répondre aux internautes, leur présence virtuelle ne se destine pas à devenir une brigade du numérique locale : “La brigade numérique permet de faciliter le contact 24h/24 parce que certains essayent de nous contacter sur Facebook à des heures où nous ne pouvons pas répondre. Si des personnes nous contactent à minuit, elles n’auront pas de réponse de suite” , explique Heimiri Taiore.

Si les forces de l’ordre se découvrent des talents de communicants 2.0, il faudra encore se déplacer au poste pour déposer une plainte ou encore appeler le 17 pour toute urgence.

 

V.LB.

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