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Sécurité routière : des contrôles « volants » pour la Saint-Sylvestre

mercredi 27 décembre 2017

gendarmerie contrôle

Des contrôles volants seront effectués dans la nuit de la Saint-Sylvestre sur la côte est et la côte ouest, promet la gendarmerie. (© archives LDT)

Quatre morts en huit jours. Les accidents de la route ont été particulièrement meurtriers en cette fin d’année. Depuis le 1er janvier 2017, vingt-quatre personnes ont été tuées sur les routes du fenua, alors que se profile un dernier week-end particulièrement à risques, la Saint-Sylvestre.

Au commandement de la gendarmerie à Papeete, le capitaine Sylvain Vigneux, chargé de la sécurité routière, prévient qu’il va “bleuir le paysage” pour le dernier week-end de l’année. En particulier, des contrôles de gendarmerie volants sont prévus sur la côte est et sur la côte ouest la nuit de la Saint-Sylvestre jusqu’à l’aube.

“Aujourd’hui, il faut éviter les gros dispositifs où on arrête tout le monde au même endroit. Les réseaux sociaux nous signalent tout de suite. Il vaut mieux faire des stationnements de courte durée, s’arrêter dix minutes, faire souffler vingt voitures, et aller ailleurs. Le principe est de dire aux gens qu’ils peuvent être contrôlés partout”, explique l’officier de gendarmerie.

La première cause de mortalité sur la route est toujours l’alcool au volant. 65 % des accidents mortels de 2017 sont liés à la consommation d’alcool ou de stupéfiants, a rappelé le haut-commissariat le 20 décembre. Entre 2012 et 2016, 52 % des accidents mortels en Polynésie française impliquaient un conducteur alcoolisé, selon les chiffres de l’Office national interministériel de la sécurité routière (ONISR). Un chiffre largement supérieur à la moyenne métropolitaine (30 %), mais en revanche inférieur à celui des autres territoires autonomes d’outre-mer (58 % en Nouvelle- Calédonie, 69 % à Saint-Martin, 71 % à Saint-Barthélémy, 100 % à Wallis-et-Futuna !).

 

 

46 morts en 2007, 24 en 2017

 

 

“Une fête, ça se prépare. Si on sait qu’il va y avoir de la consommation d’alcool, il faut prévoir quelqu’un pour revenir. Ou sinon tout le monde couche à la maison. C’est comme ça qu’on évite des drames. Et les gens qui ont bu plus que de raison, il faut les empêcher de partir”, rappelle l’officier de gendarmerie. Deuxième cause de mortalité sur les routes : les vélos et les scooters. Sur les 24 tués en 2017, 14 (58 %) étaient des usagers de deux-roues. “Il y a beaucoup de deux-roues ici, donc c’est logique qu’il y ait beaucoup d’accidents, assure Sylvain Vigneux. La plupart de ces accidents sont liés à des problèmes de comportement : les dépassements par la droite, le non respect de la signalisation au sol, les vélos qui roulent à gauche, la nuit et sans lumière.”

Selon l’ONISR, entre 2012 et 2016, 41 % des tués sur la route en Polynésie française étaient des conducteurs de deux-roues motorisés. Un chiffre comparable à d’autres territoires insulaires (37 % en Guadeloupe, 44 % en Martinique, 41%enCorsedusud,52%à Saint-Martin) ou à des départe- ments très urbains (46 % dans les Hauts-de-Seine, 47 % dans les Alpes-Maritimes).

Sylvain Vigneux poursuit : “On a distribué des centaines de gilets fluorescents et je n’en vois pas sur la route. Donc, je me dis qu’il faut arrêter de distribuer des gilets et faire autre chose. On fait beaucoup de prévention : des opérations Halte à la prise de risques, des opérations de changement de casque, des interventions auprès des établissements scolaires et des entreprises. Malgré tout, on a toujours une catégorie de la population qui est totalement hermétique au message de prévention et qui ne connaît que la répression. Donc il faut être sur la route et renforcer nos contrôles.”

Vingt-quatre tués sur les routes polynésiennes en un an, c’est (pour l’instant) trois de moins qu’en 2016. Mais c’est surtout quasiment la moitié du chiffre d’il y a dix ans (46 tués sur les routes en 2007). “Ce qui est important, souligne Sylvain Vigneux, c’est que le nombre d’accidents et de blessés a nettement baissé. Pour éviter les morts, il faut travailler à la source : diminuer les accidents.”

 

 

Benoît Buquet

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