Semaine de la vanille – Le kilo de gousses mûres négocié à 6 200 F

    lundi 20 juin 2016

     

    Le prix de la vanille mûre a été fixé à 6 200 F le kilo, samedi dernier. Certains producteurs l’ont trouvé trop bas et n’ont pas voulu vendre leurs gousses.

    Le prix de la vanille mûre a été fixé à 6 200 F le kilo, samedi dernier. Certains producteurs l’ont trouvé trop bas et n’ont pas voulu vendre leurs gousses.

    Une vente fixant  le prix du kilo de vanille mûre s’est tenue, samedi dernier, dans le hall  de l’assemblée. Certains producteurs  l’ont trouvé trop bas  et ont refusé de vendre  leur vanille. Vendredi dernier,  dans le cadre de la Semaine de la vanille, les différents participants aux concours ont été récompensés  au Morrison.

    La Semaine de la vanille dans le hall de l’assemblée a pris fin, samedi dernier, par une vente aux enchères entre les producteurs des précieuses gousses Tahiti et les acheteurs. Et le prix du kilo de la vanille mûre a été fixé à 6 200 F.
    Certains producteurs ont accepté ce prix, d’autres ont refusé. Certains n’ont pas compris pourquoi le prix du kilo était de 10 000 F aux îles Sous-le-Vent, plus particulièrement à Raiatea, ces derniers mois, alors que la vanille n’était pas aussi mûre.
    Une quinzaine de producteurs étaient venus présenter leurs produits notamment pour le contrôle de la qualité. Selon la directrice de l’établissement Vanille de Tahiti, organisateur de l’événement, le prix à Taha’a, Raiatea et Huahine étaient aussi à 6 200 F ces derniers mois.
    “Ce qui a un peu froissé certains producteurs”, précise-t-elle, c’est que le prix de départ de la vente était à 7 000 F et non à 10 000 F. “Certains ont accepté (le prix fixé, NDLR), d’autres ont préféré garder leurs produits.”
    Mais elle explique que si le prix de la vanille locale est trop élevé, à l’international, il risque de grimper jusqu’à 50 000 F le kilo. “Il y a un risque que les acheteurs étrangers bifurquent vers la vanille Bourbon. Et donc, ce n’est pas bon pour nous.”
    Cette semaine de la vanille a, en tout cas, permis de mettre en valeur ce produit et les artisans qui la travaille.

    C.T.

    Le meilleur préparateur remporte un billet d’avion pour Paris

    L’établissement Vanille de Tahiti a remis, au Morrison, les prix des différents concours qui se sont tenus pendant la Semaine de la vanille. Le meilleur préparateur de vanille, Sacha Martin, a obtenu, vendredi dernier, un billet d’avion pour Paris.
    “Mon père est producteur, préparateur et exportateur de vanille. Il est actuellement à Taha’a et c’est la première fois qu’il gagne ce concours. Il compte partir en février prochain afin d’être présent au Salon de l’agriculture à Paris”, explique sa fille, Raihau Martin, venue récupérer son lot.
    À ce concours de la meilleure vanille préparée, six producteurs ou préparateurs étaient inscrits. Les préparateurs achètent de la vanille et la préparent alors que les producteurs sont ceux qui ont des champs de vanille dans leur fa’a’apu.
    Parallèlement à ce concours, le Vanira Art création, en partenariat avec le service de l’artisanat, a départagé dix candidats. Les trois premiers de chaque catégorie ont été récompensés par des lots en nature.

    Carine Vairaaroa, directrice de l’établissement Vanille de Tahiti

    “Il y a un risque  que les acheteurs étrangers bifurquent vers la vanille Bourbon”

    “Une quinzaine de producteurs de Tahiti ont décidé de venir vendre leurs vanilles durant cet événement à l’assemblée. Une partie a bien voulu vendre sa production, d’autres ont préféré la garder. Les acheteurs ont décidé de fixer le prix à 6 200 F le kilo. À Taha’a, Huahine et Raiatea, le prix était à 6 200 F voire plus. Cela a été un choc pour certains, parce qu’en début du calendrier de vente, le prix était à 7 000 F voire plus. Aujourd’hui, certains ne comprennent pas cette baisse. Certes, nous avons une vanille de très bonne qualité, mais c’est vrai que si nous avons des prix trop hauts. La répercussion va se sentir à l’international puisque notre vanille va se retrouver à plus de 50 000 F le kilo. Il y a un risque que les acheteurs étrangers bifurquent vers la vanille Bourbon.”

     

    Aloma Otcenasek, productrice de vanille à Papara

    “À 6 200 F le kilo,  je ne vends pas ma vanille”

    Pourquoi le prix fixé à 6 200 F le kilo de vanille mûre ne vous convient-il pas ?
    Ici à Tahiti, lorsqu’on met en vente la vanille, elle est mûre. Aux îles Sous-le-Vent, on la vend alors qu’elle n’est pas mûre. À Raiatea, elle était à
    10 000 F ces mois derniers. Je ne comprends pas pourquoi on la met ici à 6 200 F alors qu’elle est mûre. Pour moi, ce n’est pas logique.

    Qu’avez-vous décidé ?
    De garder mon produit et de le ramener à la maison. À l’export, c’est entre 45 000 F et 50 000 F. Je pense que les producteurs de vanille de Tahiti sont lésés. Ce n’est pas normal. À 6 200 F le kilo, je ne vends pas ma vanille.

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete