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Sensibilisation et adoption dans les jardins de Paofai

lundi 12 décembre 2016

adoption chien animaux

C’était le rendez-vous des amoureux des animaux, samedi dernier, dans les jardins de Paofai, comme Nathalie Guibet, famille d’accueil à la Presqu’île, venue proposer quelques-uns de ses protégés à l’adoption. (© Anne-Charlotte Bouleau)

 

 

Samedi dernier, le 10 décembre, c’était le jour anniversaire de la ratification de la Déclaration des droits de l’homme. C’était aussi la Journée mondiale des droits des animaux, qui célébrait sa 19e édition cette année.

Au fenua, ce rendez-vous reste peu connu. C’est pour cette raison qu’Eimeo Animara et le service de protection des animaux de Polynesie (Spap) ont souhaité sensibiliser le grand public en animant des stands d’information dans les jardins de Paofai, à Papeete.

“On a voulu marquer le coup pour la première fois à Tahiti”, souligne Alice Clairotte, présidente d’Eimeo Animara.

 

Des associations débordées

 

Tandis que les deux associations présentaient leurs actions, de la prise en charge des animaux abandonnés à l’adoption, des élèves en troisième année de licence banque-assurance à l’Institut supérieur de l’enseignement privé de Polynésie (Isepp) se chargeaient de présenter les droits des animaux, sans oublier les lois qui les protègent.

En parallèle, un concours de dessin, à destination des plus jeunes, permettra de créer une affiche pour prolonger le message, autant d’un point de vue de la préservation des animaux sauvages que de la prise en charge des animaux domestiques.
Pour ces derniers, abandon et maltraitance restent des fléaux en Polynésie.

“C’est très difficile de donner des chiffres car les derniers datent de 2008 et ce sont des estimations. Ce qui est certain, c’est qu’on est en surpopulation animale. Il y a cinq fois plus d’animaux domestiques en Polynésie qu’en métropole par rapport au nombre d’habitants. Très peu d’animaux sont stérilisés et identifiés. Ce sont des facteurs qui ne vont pas dans le bon sens”, indique Alice Clairotte, dont la petite association assume la prise en charge de 300 animaux et la gestion de 200 adoptions par an.

“Toutes les associations sont débordées. On n’a pas assez de soutien, ni de volonté réelle de la part des pouvoirs publics. La fourrière est une obligation communale. À l’heure actuelle, il y a trois communes sur 48 qui en sont dotées, donc c’est sans commentaire”, ajoute-t-elle, déterminée à reconduire le rendez-vous l’an prochain, avec davantage de contributeurs, dans l’espoir de faire avancer les choses, et surtout les mentalités.

“Prendre un animal chez soi, ce n’est pas un acte qui doit être pris à la légère. Il faut avoir conscience de tout ce que cela implique”, conclut-elle.

A.-C.B.

 

 

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