Sept ans de prison ferme pour le violeur de la plage Matira

    mercredi 31 août 2016

    prison

    (Photo : Archives LDT)


    La victime se changeait dans les toilettes publiques

     

    Cela avait tout du week-end de rêve. Mais il a viré au cauchemar et, pour la victime comme pour ses parents, Bora Bora est désormais synonyme d’enfer. Étudiante en hôtellerie, E.B. est en stage dans un hôtel de la Perle du Pacifique.

    Son père, militaire de carrière qui vient d’être affecté en Polynésie, la rejoint avec son épouse et leur petit garçon pour leur premier week-end familial dans un cadre de rêve, la célèbre plage Matira.

    La jeune fille de 17 ans part se changer dans les toilettes publiques, “au mauvais endroit, au mauvais moment”, comme l’a confié son père, hier, à l’issue de l’audience (lire ci-dessous).

    A.M., qui aura bientôt 40 ans, a été vu dans la matinée dans les parages.

    Au moment où la jeune fille se change, il est, dit-il, dans des toilettes voisines en train d’avoir une relation sexuelle avec une femme en échange de pakalolo. Un fait qui n’a pas été prouvé par l’enquête.

    Toujours est-il qu’il révélera avoir vu la jeune fille à côté et l’avoir trouvé plus à son goût. Il a donc enjambé la cloison et, sans rien dire, frappé la victime.

    “Deux coups seulement. J’ai pas tapé fort”, a-t-il tenté de se défendre, hier à l’audience. Suffisamment pour plonger la fille dans la terreur et le mutisme, abusant d’elle avec force et l’obligeant à pratiquer une fellation.

    “Un être primaire, un psychopathe”

     

    “Une brutalité qui se passe de commentaire”, selon le juge qui n’est pas entré dans les détails. L’agression vaudra des lésions hémorragiques à la jeune femme.

    L’issue aurait pu être pire si la mère, s’inquiétant de la lenteur de sa fille, n’avait poussé l’homme à prendre la fuite en arrivant dans les toilettes.

    Il sera rapidement retrouvé et avouera les faits. Père de deux enfants, A.M. a arrêté l’école à 10 ans.

     

    Son père s’est suicidé alors qu’il en avait 6 et il a été violé par un voisin à l’âge de 7 ans.

    Autant d’éléments qui ont empêché une bonne construction de cet individu dont le casier judiciaire s’est entaché au fil des ans de faits de plus en plus graves, de la détention de paka jusqu’à la violence sur sa concubine et le viol.

    “Un être tout à fait primaire, un psychopathe qui refuse l’autorité et ne supporte pas la frustration”, dira le procureur pour résumer le portrait dressé par les psychologues.

    Les réquisitions du procureur et les demandes de l’avocat de la partie civile ont été suivies par les juges.

    A.M. écope de sept ans de prison ferme. Il devra en outre verser 1,5 million de francs à la jeune femme et 600 000 F aux parents au titre du préjudice subi.

    F.C.

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