“Si Taravao m’était conté…” : une page Facebook pour se souvenir

    mercredi 13 janvier 2016

    Après avoir évoqué ses propres souvenirs d’enfance, Maeva Cavallo a créé, en début d’année, une page Facebook
    intitulée “Si Taravao m’était conté…”.  En seulement quelques jours, le groupe compte déjà plus d’une centaine de membres, prêts à partager témoignages et photos de la Presqu’île d’autrefois. Pour Maeva Cavallo, il s’agit avant tout
    de rendre l’histoire locale accessible à tous, et plus particulièrement aux jeunes générations.

    Maeva Cavallo, responsable d’une agence d’événementiel, est une enfant de la Presqu’île. Dans un élan de nostalgie spontané, elle a récemment partagé quelques vieux clichés accompagnés de commentaires, par le biais de son profil Facebook. “J’ai été surprise de voir à quel point les gens étaient intéressés ! Je me suis alors rendu compte que la Presqu’île ne disposait d’aucun musée, ni service d’archives. Ce qui reste, ce sont les gens et leurs souvenirs”, confie-t-elle.
    Convaincue d’être sur la bonne voie, Maeva Cavallo crée une page Facebook spécialement dédiée à la collecte et au partage de photos chargées d’histoires, intitulée “Si Taravao m’était conté…”. En seulement quelques jours, son initiative a déjà remporté l’adhésion de plus d’une centaine de membres.
    Ses réminiscences personnelles, détaillant les petits bonheurs de son enfance passée à Faaone, dans le cadre de l’hôtel-restaurant Le Faratea, géré par ses parents, ont également été partagées plus d’une centaine de fois. “Ça crée de l’émotion et ça réveille les souvenirs”, explique-t-elle, confiant que toutes les archives familiales ont malheureusement disparu du jour au lendemain dans un incendie.

    Témoignages et photos d’archives

    “Personnellement, je suis toujours aussi émue quand je passe devant Faratea, parce que ça me rappelle mon enfance. Mais je suis aussi très déçue de voir ce que ce lieu est devenu aujourd’hui, cet aménagement à l’abandon… Alors que c’était un endroit magnifique !”, regrette-t-elle.
    Au travers de cette nouvelle page communautaire, Maeva Cavallo souhaite encourager les amoureux de la Presqu’île, résidents de longue date ou de passage, à partager leur vécu en associant témoignages et photos d’archives, à l’image de Vahineitaria.
    Grâce aux premiers contributeurs, on s’aperçoit d’emblée que cette partie de l’île était pour le moins festive. “Il faut savoir qu’à l’époque, la Presqu’île, c’était vraiment le nec plus ultra pour s’éclater. Les gens venaient de la ville pour faire la bringue ou assister à des comités d’entreprise dans les quatre ou cinq établissements de la place. Aujourd’hui, on apprécie la Presqu’île pour sa tranquillité et sa nature luxuriante, mais, par le passé, c’était surtout pour l’animation !”, raconte Maeva Cavallo.
    En tant que jeune grand-mère, Maeva Cavallo s’attache à reconstituer la mémoire du passé en s’inscrivant dans une démarche résolument tournée vers l’avenir. “Le plus important, c’est que l’histoire soit accessible à tout le monde et qu’on ne la garde pas jalousement pour soi. Je crois que c’est un devoir de citoyen que de contribuer à transmettre l’histoire, la vraie, à nos enfants”, souligne-t-elle.
    Parmi ses projets, l’administratrice du groupe compte poursuivre ses investigations, tant auprès du service des archives que sur le terrain, “au contact des gens”, véritables témoins du passé. Il lui tient ainsi à cœur de valoriser les grandes familles à l’origine du développement économique local, de même que le fort de Taravao, en tant que patrimoine historique.
    À terme, il n’est pas improbable que “Si Taravao m’était conté…” se concrétise, au-delà d’Internet, par la constitution d’une association.

    A.-C.B.

    Vaihiria 2016-01-14 23:19:00
    Eric et Poulet, At Choum, Meherio ont disparu, ils manquent au vrai Tahiti!
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