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Six mois de plus à purger après avoir frappé son gardien de prison

vendredi 18 août 2017

justice

“Ce n’est pas parce qu’ils sont détenus que l’on doit les traiter comme des animaux”, s’est insurgée l’avocate du prévenu. (© Florent Collet)

“Il confond prison et camp de vacances”, a expliqué l’avocat du gardien de prison au sujet de celui qui l’a agressé, samedi dernier, à la maison d’arrêt de Papeari.

A.C., un homme de 32 ans, au lourd casier judiciaire, était jugé hier en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel après avoir asséné trois coups de poing au visage du gardien de prison qui tentait de le faire rentrer dans sa cellule après la promenade du matin.

À l’issue de cette dernière, une nouvelle fouille corporelle, la troisième en quelques semaines, a provoqué la colère du détenu qui a d’abord cassé d’un coup de pied un interrupteur.

Arrivé devant sa cellule, le gardien stagiaire a d’abord tenté de pousser le détenu de l’épaule pour l’y faire entrer, puis en le tirant par le bras jusqu’à l’intérieur de la cellule.

C’est à ce moment-là que A.C. se serait libéré et aurait asséné trois coups de poing au visage du gardien, lui valant un jour d’incapacité totale de travail (ITT).

Une version en partie corroborée par les images vidéos de la prison, mais que conteste le détenu. Ce dernier dit être insulté et provoqué par un gardien depuis Nuutania, qui aurait fait passer le mot aux nouveaux gardiens.

A.C. explique ainsi qu’à l’abri des caméras, avec la porte de la cellule quasiment fermée, c’est le gardien qui l’aurait invité à se battre avant de porter le premier coup.

Déjà condamné à deux reprises pour des agressions sur des personnes dépositaires de l’ordre public, A.C. a eu du mal à obtenir du crédit auprès des juges.

“Il a un comportement difficile, disent les autres gardiens, il est toujours dans le conflit. Son casier lourd lui confère une certaine aura auprès des autres détenus, et les gardiens se doivent de faire preuve d’autorité avec lui”, a plaidé l’avocat de la victime.

“La victime n’est pas à la barre aujourd’hui”, a rappelé le procureur, selon qui aucune preuve n’était apportée par A.C. contre le gardien, certificat médical compris, et de demander une nouvelle année de prison ferme.

“Ce n’est pas parce qu’ils sont détenus que l’on doit les traiter comme des animaux”, s’est insurgée l’avocate de A.C., qui n’a pas hésité à parler d’un “passage à tabac” de son client. Au final, A.C. écope de six mois supplémentaires.

 

F.C.

 

 

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