Six mois ferme pour le chauffard de Taravao

    mardi 18 août 2015

    Après avoir demandé un délai pour préparer sa défense, le chauffard de Taravao, en détention, qui avait forcé plusieurs barrages de police, le lundi 20 juillet, a été jugé hier après-midi, au tribunal correctionnel de Papeete.
    Entouré de gendarmes, l’homme, âgé de 32 ans, bras droit et jambe gauche tatoués, de forte corpulence, bouc et catogan, a déjà été maintes fois condamné pour conduite sans permis, vol aggravé et vente de stupéfiants.
    Marié avec un enfant à charge, il attend pourtant le renouvellement de son contrat d’aide à l’emploi (CAE), comme l’a montré son conseil aux juges.
    Même s’il ne consomme pas, l’homme plante et revend du paka chez lui, à Faa’a, “à 3 km dans la montagne”. Trente et un pieds ont été trouvés à son domicile, ainsi que 31 “sticks” dans sa voiture.
    Il a acheté son véhicule 30 000 Fcfp “parce qu’il n’a pas l’eau potable” mais aussi “pour aller vendre un peu”.

    “J’ai paniqué”
    “Vous avez décidé de rentrer dans le business, si je puis dire”,
    a déclaré la présidente du tribunal. “C’est mieux que de voler”, a répondu timidement le chauffard.
    Il était parti “vendre un peu”, avec sa voiture, sans permis toujours, du côté de Taravao, ce lundi 20 juillet, avant de tomber sur un contrôle routier, vers 18 h.
    “J’ai paniqué”, a-t-il simplement expliqué. “Oui mais cela a pris des proportions importantes”, lui a répondu la présidente, avant de détailler ce très long moment de panique, suite à la fuite face à ce contrôle routier.
    “Un véritable rodéo” où l’homme a pris un rond-point à contresens, roulé à 120 km/h direction Tautira, a forcé deux premiers barrages, puis est revenu sur Taravao, toujours à tombeau ouvert, a forcé à nouveau deux barrages, dont un qui a failli blesser trois gendarmes, absents hier, avant de finir sa course folle dans un poteau électrique.
    À deux reprises, les militaires ont été contraints d’effectuer un bond de côté pour ne pas être fauchés par le forcené.
    “Je n’ai voulu tamponner quelqu’un”, a précisé l’homme, tête baissée, avant de demander clémence au tribunal. “Les gendarmes ont dit que vous n’avez pas freiné”, lui a répondu la présidente.
    Alors que son conseil souhaitait soit un bracelet électronique, soit une semi-liberté, le parquet, par la voix de son procureur, demandait trois ans d’emprisonnement contre le chauffard de Taravao. Il a été finalement condamné à 12 mois d’emprisonnement, dont six avec sursis, et une mise à l’épreuve de deux ans. Son véhicule a également été confisqué. Mais il n’en a point besoin, à Nuutania.

    Compte-rendu d’audience C. C.

    Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER 2015-08-28 07:59:00
    Six mois ferme = moins de trois mois effectifs. Hum... trois gendarmes qui font des bonds de côté, foncer à 120km, euh... c'est rien comparé à une tentative d'atteinte à la vie d'autrui de douanier... fantôme en ROLLS-ROYCE Silver Spur : un an ferme ! Saisie avant confiscation de la ROLLS-ROYCE Silver Spur etc.... hohohohohohoho rolsltahiti@gmail.com
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