Six mois avec sursis pour avoir frappé son épouse et sa fille

    mardi 27 septembre 2016

    frappé

    Jugé pour avoir frappé sa femme et sa fille de 10 ans, samedi dernier, un homme de 31 ans a été condamné, hier, en comparution immédiate, à six mois de prison avec sursis. (Photo : archives LDT)

     

    “Maladivement jaloux.” C’est en ces termes que l’avocat du prévenu, qui comparaissait, hier, devant le tribunal correctionnel, a dépeint son client. Un homme de 31 ans qui n’a toujours pas digéré une infidélité prétendue de son épouse au point qu’il lui demandait régulièrement de lui envoyer par texto des photos d’elle à son travail, pour s’assurer qu’elle s’y trouvait bien.

     

    Samedi dernier, pour un motif futile, une histoire de rideau fermé, le trentenaire s’en est violemment pris à son épouse, mais aussi à leur fille de 10 ans qui tentait de s’interposer. Elles ont reçu des coups et des gifles, qui leur ont valu sept jours d’incapacité temporaire de travail pour la mère et six pour l’enfant.

    Face aux magistrats, ce conducteur d’engins de profession a reconnu les faits. “Je regrette d’avoir fait ça. C’était par rapport à la tromperie”, a-t-il déclaré, puis d’ajouter, les yeux emplis de larmes, “j’aime mes enfants et j’aime toujours ma femme malgré ce qu’il s’est passé”. 

    L’épouse molestée, en revanche, ne l’entend pas de la même oreille. Aux enquêteurs, elle avait expliqué être frappée depuis plusieurs années par son mari et avoir décidé de porter plainte au commissariat, samedi dernier, car il s’en était, cette fois, pris à leur fille.

    Je ne veux plus rien avoir affaire avec cet homme”, a-t-elle lâché à l’audience, précisant qu’elle s’apprêtait à entamer une procédure de divorce. “Monsieur mérite-t-il ou pas le mandat de dépôt ? Je me pose la question. Le parquet a retrouvé la trace d’une plainte pour violences en 2007. Il y a quand même du vrai dans ce que raconte l’épouse”, a soufflé la procureure tout en demandant cinq à six mois de prison, dont un ferme, avec placement immédiat à la maison d’arrêt de Faa’a afin qu’il “s’organise pour la suite des opérations”.

    Son avocat a, lui, réclamé la “clémence” du tribunal estimant que son client devait avoir droit à “une deuxième chance” : “Il a déjà perdu sa vie de couple, il espère ne pas perdre son travail en devant aller à Nuutania.” Le trentenaire violent s’en est finalement tiré à bon compte.

    Il a pu quitter libre le palais de justice après avoir écopé d’une peine de six mois de prison entièrement assortie du sursis et de deux ans de mise à l’épreuve. Dans ce cadre, il devra notamment suivre des soins pour travailler son problème de jalousie. 

     

    J.-B.C.

     

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