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Snowkite – “Chasta”à la conquête d’un nouveau titre mondial

mercredi 24 janvier 2018

Guillaume chastagnol

Guillaume Chastagnol, l’homme volant, s’est envolé de Huahine vers l’Alpe d’Huez pour la Snowkite Marsters 2018. (© DR)


À 42 ans, Guillaume Chastagnol a décidé de se mesurer à nouveau aux meilleurs mondiaux du snowkite. Il participe ces jours-ci au Snowkite Masters à l’Alpe d’Huez pour tenter de prendre un nouveau titre mondial. Pour cela, il a quitté son exploitation aquaponique de l’île de Huahine.

Guillaume Chastagnol, bien connu sous le nom de Chasta dans le milieu du snowboard, du snowkite ou encore du kitesurf, installé à Huahine depuis 26 ans, reprend du service. 

Après avoir quitté le circuit mondial en 2010, de nouveaux sponsors en poche, Chasta s’est envolé pour l’Alpe d’Huez afin d’aller affronter les meilleurs de la planète pour le Snowkite Masters 2018 (SKM). Le plus gros événement de snowkite.

Les meilleurs riders freestyle sont au rendez-vous jusqu’au 27 janvier, pour se disputer la victoire à coups de gros tricks. Au programme : championnat du monde IFKO et championnat de France de snowkite freestyle (free race).

Pour l’homme volant, “no stress”. Chasta, plusieurs fois champions du monde de snowkite en freestyle (de 2005 à 2010), multiple champion de France de snowboard et notamment 5e aux Jeux Olympiques de Nagano en 2000 en half pipe, c’est l’occasion de montrer qu’à 42 ans, il en a encore sous le pied.

 

“Mon corps totalement capable, encore”

 

“Je reprends le circuit ce début de saison car c’est un hiver incroyable avec énormément de neige. On n’avait pas vu ça depuis 30 ans. C’est le plus bel hiver. Mais aussi car je fais beaucoup de sport et mon corps est totalement capable, encore, de supporter toutes mes pirouettes. Donc, j’en profite. En plus, j’ai de nouveaux sponsors de voile qui croient encore en moi alors c’est reparti pour de la Chastapirouette”, plaisante cet adepte de rock. Et de poursuivre : “Je n’ai plus rien à prouver. Ça ne sera que du plaisir de retrouver les potes, et peut-être botter le cul de quelques jeunes, histoire de leur montrer que je suis toujours le boss de ma montagne (rires)”.

Né dans ces montagnes et ayant grandi dans une station de ski, les Deux Alpes, Guillaume a commencé le ski à l’âge de deux ans, le snowboard à treize ans. À 18 ans, il rencontre une vahine de Huahine et tombe également amoureux de l’île.

Depuis, l’extraterrestre doté d’une technique à toute épreuve excelle en freestyle sur le lagon et les vagues de Huahine et partage sa vie entre mer et montagne. Mais pas seulement.

 

Sa ferme aquaponique

 

“À côté du sport, je m’occupe du fa’apu et de mon projet de ferme aquaponique, pour pouvoir produire des légumes hors-sol et hors-saison, et surtout sans pesticides ni engrais”, raconte le quadragénaire.

Une activité professionnelle qui lui permet de se maintenir en forme. Et pour se préparer aux SKM, pas de secret. Guillaume explique comment il s’y est pris. “Je fais énormément de surf, paddle, beaucoup de vélo, d’étirements, une bonne alimentation, et beaucoup de tondeuse, débroussailleuse (rires). Donc, là je suis totalement prêt. Les années d’expérience feront le reste, et le froid fait circuler plus rapidement les globules rouges. Donc, en gros, je suis à donf”.

L’agriculteur a troqué pour un temps sa brouette et ses pelles contre une board et une voile et espère poser de gros tricks, rides et loops en tous genres pour revenir au meilleur niveau mondial. “J’ai été un des premiers à enchaîner les trois tours et à le faire en rotation tête en bas à l’envers”, raconte le glisseur. Et il compte bien continuer à en mettre plein la vue.

Si Chasta est l’un des rares à avoir réussi un 1080° en compétition, il continue à rêver de nouvelles figures. “Y’a juste à fermer les yeux. La figure du moment, tout ce qui tourne très haut, posé en douceur avec ressource et enchaînement de handle pass, figure de wakeboard, ça aussi je suis encore le seul apparemment à le faire”, lâche-t-il.

Pionnier en la matière, Guillaume est fier de l’évolution du snowkite. “On a commencé avec quasiment rien. On a tout créé et, maintenant, on fait des figures de folie. Les jeunes viennent de différent milieux et pays, ce qui fait un grand mix de sports en un, mais le but reste le même, profiter de ce que nous offre mère nature”.

 

Susciter des vocations à Tahiti

 

La Nouvelle-Zélande et le Chili étant à proximité, de nombreux locaux s’y rendent pour skier. La pratique du kite surf se répandant, l’homme volant n’a qu’un conseil à donner à la nouvelle génération : “Ce n’est pas facile mais, quand on veut, on peut forcément. Il ne faut jamais désespérer et garder son but final car tout travail paye un jour.” Travail, travail, travail.

Pour Chasta, la vie va continuer à s’articuler entre circuits mondiaux et Huahine. “J’ai toujours été entre mer et montagne et cela ne va pas s’arrêter. Je suis très attaché à Huahine. Je me considère comme un glisseur  et j’irai là où le vent me portera. Toutefois je le ferai tout en faisant découvrir ma passion, l’aquaponie qui, pour moi, est essentielle pour le futur des îles”, conclut Guillaume. 

 

Jenny Hunter

 

 

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