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Social Police 2000 a de nouveau joué à la bonne fée

vendredi 27 juillet 2018

social police 2000

L’association Social Police 2000 organise deux rendez-vous annuels pour les enfants issus de quartiers prioritaires. (© Haut-commissariat)

Les jardins du haut-commissariat ressemblaient à une grande aire de jeux, hier matin. Dans la résidence, un petit déjeuner a été offert aux quelque quatre cents enfants qui participaient à la journée récréative de l’association Social Police 2000. “Ce ne sont que des enfants de quartiers populaires”, a précisé le président Rodolphe Tutairi, “dont les parents ont des situations difficiles”.

Au programme : une séance de cinéma, des tours de manège à Mama’o et, à la fin, “chaque enfant rentrera chez lui avec une barbe à papa”, a promis Rodolphe Tutairi. L’ensemble des activités étaient offertes, financées par des chefs d’entre- prise et autres familles philanthropes.

Créée il y a trente ans, l’association Social Police 2000 joue à la bonne fée deux fois par an. En décembre d’abord, une journée “père Noël” est organisée à l’issue de laquelle chaque enfant reçoit un jouet. Une seconde opération a lieu en juillet. À chaque fois l’association s’adresse exclusivement à des jeunes issus de milieux populaires. Hier, les enfants venaient de Hitia’a o te Ra, de Papara, de Papeete (La Mission, Mama’o, Titioro, Tipaerui et Sainte-Amélie). Sans quitter les vingt-et-un jeunes qu’elle accompagnait, Éliane Poroi Maina a fait les louanges de l’association. “Ça permet de faire découvrir aux enfants autre chose que “maison, école, maison’’. On leur fait plaisir.”

 

 

“Je ne suis jamais allée au cinéma”

 

 

Entre deux bouchées de pain au chocolat, la petite Teheiura, neuf ans, s’est réjouie. “Je suis contente, parce que je ne suis jamais allée au cinéma.” C’était la deuxième fois que la jeune fille participait à une opération de Social Police 2000. L’an dernier, les enfants étaient partis se baigner au PK18. Les journées Social Police 2000 rencontrent toujours un succès monstre. Normalement, les enfants sont préalablement inscrits sur une liste, pour limiter leur nombre à 400.

“À la création, on a commencé avec 200 enfants. Au fur et à mesure, nous sommes passés à 500, mais c’était trop”, explique Rodolphe Tutairi. Toutefois, le seuil fixé est fréquemment dépassé. “Trop souvent et encore aujourd’hui, des enfants sont “abandonnés” par leur parents, qui pensent qu’il suffit de les laisser au point de rendez-vous pour qu’ils participent à Police 2000. Évidemment, on ne va pas renvoyer les jeunes chez eux.” Alors les grands moyens sont déployés. La direction de la sécurité publique (DSP) et la mairie de Papeete mobilisent chacune une dizaine de fonctionnaires, sans compter les secouristes.

Même les bénévoles se pressent pour participer à cette bonne action. “On est obligé de limiter les bénévoles”, rigole Rodolphe Tutairi. “Il fut un temps où ils étaient presque aussi nombreux que les enfants !”

 

Marion Lecas

 

 

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