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Sofipac – « De la liberté » pour William Bernier, et relaxe demandée pour Yolande Wong Lam

jeudi 19 avril 2018

William Bernier a été condamné en première instance à à deux ans de prison ferme et 50 millions de francs d’amende. Yolande Wong Lam, une des apporteuses de projets du cabinet Sofipac, avait condamnée à un an de prison ferme.

William Bernier a été condamné en première instance à à deux ans de prison ferme et 50 millions de francs d’amende. Yolande Wong Lam, une des apporteuses de projets du cabinet Sofipac, avait été condamnée à un an de prison ferme.

Dernière journée ce jeudi du procès en appel de l’affaire Sofipac, portant sur le montage de 300 faux dossiers, et 3,7 milliards de francs de préjudice estimé, dans la plus grande escroquerie à la défiscalisation jamais réalisée en Polynésie française.

Cette dernière journée était consacrée aux plaidoiries des avocats de la défense. Le premier à prendre la parole Me Fromaigeat, conseil de Yolande Wong Lam l’une des apporteuses de projets du cabinet Sofipac géré par William Bernier. Cette dernière aurait participé, au même titre que Rubel Amaru ou encore Franck Tehaamatai, au montage des 300 faux dossiers à la défiscalisation établis sur la base de fausses factures. Me Fromaigeat a d’abord rappelé pendant sa plaidoirie le principe, et la complexité du dispositif de défiscalisation de la loi Girardin, « ma cliente de même que les autres prévenus dans ce dossier, ont profité d’un système complexe qui n’était soumis à aucun contrôle. La Sofipac était mandataire auprès d’un cabinet métropolitain qui a vu passé entre ses mains tous ces dossiers, mais ils n’ont jamais rien signalé. Qui est le véritable escroc dans l’histoire ? »

Me Fromaigeat a par la suite insisté sur le fait qu’aucun des prévenus n’a jamais touché un franc d’argent public. Puis ce dernier d’ajouter, « Yolande Wong Lam n’a jamais eu l’intention de profiter de l’argent public. » Le conseil a donc demandé la relaxe de sa cliente, qui avait été condamnée en première instance à un an de prison ferme.

L’autre grand manitou du dossier, William Bernier, n’a pas pu assister au procès du fait de son état de santé, comme l’a indiqué la Dépêche de Tahiti dans son édition d’hier. Son avocat Me Salomon a plaidé « de la liberté, et une amende à une plus juste proportion» pour son client, qui avait été condamné en 2015 à deux ans de prison ferme et 50 millions de francs d’amende. « William Bernier est sujet à des problèmes psychiatriques. Il est en dépression continue. La sanction sociale est déjà bien réel pour lui » a expliqué le conseil. Ce dernier estime d’ailleurs que le montage des dossiers constitue « un arrangement avec la vérité pour mon client » mais en aucun cas une escroquerie. Me Salomon s’est ensuite attaché à démontrer que son client n’était à la tête d’aucune bande organisée dans cette vaste fraude à la défiscalisation, « il n’a forcé personne à monter des dossiers. Dans l’affaire ce n’est pas lui qui a gagné le plus d’argent » a insisté l’avocat.

La cour d’appel a mis sa décision en délibéré au 2 août prochain.

D.T.

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