Solia en garde à vue, celle de ses collaborateurs prolongée, Édouard Fritch à la DSP

    mercredi 24 août 2016

    solia

    Les gardes à vue de Heifara Garbet et Renaud Kretly ont été prolongées de 24 heures, avant que le second soit libéré pour raison médicale. (Photo : Florent Collet)

     

    Affaire des “marchés juridiques du Mahana Beach”

     

    Le ministre de l’Équipement, Albert Solia, est arrivé à pied hier matin au commissariat de police de la direction de la sécurité publique (DSP) se refusant à tout commentaire. Dans la foulée, il a été placé en garde à vue.

    Quelques minutes plus tôt, présentés au palais de justice, Heifara Garbet, le directeur de cabinet du ministre, et le juriste Renaud Kretly ont vu leur garde à vue prolongée de 24 heures supplémentaires après une première journée passée à la DSP lundi.

    Toutefois, pour des raisons médicales, le juriste Renaud Krestly a dû être libéré à la mi-journée. Albert Solia, quant à lui, est ressorti dans la soirée de son audition sous le régime de la garde à vue.

    Pour rappel, le 26 janvier, des perquisitions avaient été menées dans les locaux de Tahiti Nui aménagement et développement (TNAD), ainsi que dans ceux du ministère de l’Équipement, dans le cadre d’une enquête en cours d’instruction pour “favoritisme” et “prise illégale d’intérêts” concernant l’attribution de certains marchés publics, notamment pour le projet du Mahana Beach.

    Ces gardes à vue font suite à ces perquisitions du mois de janvier, après qu’une enquête a été ouverte fin 2015. Plus d’une centaine de documents avaient été saisis, ainsi que des fichiers informatiques en janvier.

    Les enquêteurs tentent de déterminer si les contrats que la société TNAD a passés avec les cabinets d’avocats et de conseils internationaux (basés à Londres et Singapour), entre 2013 et 2015, ont été faits dans le respect des règles de cadre des marchés publics de Polynésie française.

    En 2013, ces marchés d’études juridiques avaient été ‘retoqués’ par la commission d’appel d’offres de l’Équipement, mais ils avaient ensuite été passés sous la forme de ‘marchés à bons de commande’ avec les mêmes bénéficiaires”, ont rappelé nos confrères de Radio 1.

    À 17 heures, le président du Pays, Édouard Fritch est arrivé à la DSP. Une heure plus tard, son ministre Albert Solia est sorti, sans faire de déclaration.

    Peu avant 19 heures, Édouard Fritch est également sorti des locaux de la police, expliquant qu’il s’agissait là de parler de sujets divers.

    Je ne vais pas à la police que pour être entendu. J’y vais aussi pour parler, organiser des rendez-vous et des réunions. C’est important. Je suis quand même le président du gouvernement, responsable de la bonne marche de l’administration dans ce pays. Effectivement, je pense que les enquêteurs voudront à un moment donné entendre le président. Je pense que ce sera pour la prochaine fois, et que ce sera rapidement.

    Concernant la garde à vue de son ministre, le président a déclaré : “Il faut laisser la justice faire son travail. Ils ont ouvert une enquête. Je pense qu’ils vont effectivement interroger toutes les personnes liées au dossier. Cela ne veut pas dire qu’ils ont fait des erreurs.

    Rappelons que la présomption d’innocence s’impose tant que les personnes n’ont pas été jugées et condamnées par la juridiction compétente.

     

    F.C.

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