Sortie du Fenua’Orama n° 200 : le magazine fait peau neuve

    mercredi 3 février 2016

    Fenua’Orama sort son 200e numéro en fin de semaine… Pour l’occasion, le magazine féminin s’est refait une beauté, avec une toute nouvelle charte graphique, et s’est étoffé avec sept nouvelles rubriques.  Derrière son côté léger et frivole, il tente de faire passer
    des messages aux femmes, en terme de santé et d’éducation, et de “soutenir le terrain économique local” en valorisant les nouveaux créateurs de la place.Surveillez les étals des kiosques. Fenua’Orama sort son 200e numéro en fin de semaine… Pour l’occasion, le magazine féminin s’est refait une beauté, avec une toute nouvelle charte graphique.
    Ce numéro 200, c’est aussi plus de pages, des nouvelles rubriques dans l’air du temps et un grand jeu concours pour récompenser les fidèles lectrices…
    C’est surtout le lancement d’une nouvelle ère pour “LE” magazine préférée des Polynésiennes.
    Cela fait presque 17 ans que Fenua’Orama est entré dans la vie des femmes du fenua. Sorti pour la première fois en mai 1999, il n’avait pas la même allure qu’aujourd’hui…
    “À l’époque, si la Une était en couleur, le contenu du magazine, lui, était en noir et blanc. Pour les pages mode, il fallait se fier aux légendes pour imaginer la couleur du petit top vert anis ou de la jupe turquoise… Les fiches maquillage étaient elles aussi en noir et blanc. Malgré cela, le magazine plaisait et a vite trouvé son public”, se souvient Virginie Gillet, rédactrice en chef de Fenua’Orama.
    Depuis, le magazine a évolué : en 2004, il passe à la couleur dans son intégralité ; en 2006, il change de format et s’agrandit ; en 2008, la reliure passe du simple agrafage à sa reliure actuelle, en “dos carré collé”…
    Si, en 1999, le magazine ne comptait qu’une soixantaine de pages, il en compte aujourd’hui plus du double.

    Trois femmes et une quinzaine de collaborateurs

    En coulisse, trois femmes tiennent les rennes : Virginie Gillet, rédactrice en chef, Isabelle Lesourd, journaliste, et Teina Sancan, monteuse et graphiste. Chaque mois, elles s’entourent d’une quinzaine de collaborateurs : photographes, stylistes, maquilleurs, coiffeurs… pour donner vie au magazine et dénicher les tendances du moment.
    “Certains de nos collaborateurs travaillent avec nous depuis très longtemps. Ils font partie intégrante de l’équipe. Le magazine ne pourrait d’ailleurs pas exister sans eux. Ce sont des gens qui sont extrêmement précieux dans leur soutien et leur contribution…”, insiste Virginie Gillet.
    La vocation première du magazine est d’apporter détente, rêve et bon temps aux femmes du fenua, à travers des sujets légers et pratiques sur la mode, la cuisine, la beauté… mais pas seulement.
    “Derrière cette légèreté et cette frivolité, c’est l’occasion, pour nous, de faire passer des messages aux femmes, parce qu’on sait que ce sont elles, dans leur famille, qui ont  l’influence et l’impact le plus important en terme de santé et d’éducation. On essaie aussi de mettre en avant des tendances qu’on a envie de soutenir, comme par exemple le développement durable.”
    Un autre objectif du magazine : mettre en avant les créateurs de la place. Régulièrement, il consacre un portrait à l’un d’eux ou à leur collection via la rubrique mode.
    “Il y a une créativité phénoménale qui a explosé en Polynésie française ces dernières années, notamment dans le milieu de la mode, de la déco, de la beauté… Cela nous tient vraiment à cœur de mettre en avant ces créateurs qui, dans un premier temps, n’ont pas forcément les moyens d’investir dans une page de publicité dans le magazine”, insiste Virginie Gillet.
    Dans la même veine, la rubrique Tout nouveau, tout beau permet de donner un petit coup de pouce aux toutes nouvelles boutiques qui ouvrent au fenua.
    “À notre échelle, on essaie de soutenir le terrain économique local et de valoriser les initiatives qui nous parlent”, explique Virginie Gillet. Très attentif au retour de ses lectrices, le magazine tente de se renouveler en permanence et de répondre aux attentes et aux envies de celles-ci. L’équipe de rédaction a d’ailleurs des comptes Facebook et Instagram qui ouvriront dès demain… Ce qui lui permettra de recueillir l’avis des Polynésiennes sur le “renouveau” de Fenua’Orama, dans son numéro 200. Il ne reste plus maintenant qu’à attendre patiemment sa sortie.

    É.P.

    La femme polynésienne et la mode… 17 ans d’évolution

    Tout comme le magazine, en 17 ans, la femme polynésienne a bien changé. “Elle s’est modernisée. Aujourd’hui, c’est une femme qui travaille, qui a des enfants. Elle s’informe plus, notamment via Internet, et est plus ouverte sur le monde”, affirme la rédaction. Quant à la mode polynésienne, elle a beaucoup évolué, et Fenua’Orama en est le principal témoin. “Il y a quelques années, il y avait, d’un côté, la mode polynésienne assez typique, très traditionnelle, et de l’autre, la mode occidentale, apportée de l’extérieur. Ces dernières années, il y a un métissage qui s’est fait entre les deux modes et on a aujourd’hui une mode polynésienne véritablement ancrée dans la modernité”, analyse l’équipe du magazine. Les réseaux sociaux et des événements comme la Fashion Week, ou d’autres concours de mode, ont permis d’insuffler à la mode locale une véritable dynamique.

    Ashley Morgan à l’honneur

    Pour le numéro 200 de Fenua’Orama, l’équipe de rédaction a choisi de mettre en avant la jolie chanteuse polynésienne Ashley Morgan. “C’est une femme sublime, aussi belle à l’intérieur qu’à l’extérieur. Elle a un charisme pas possible et séduit tout le monde, que ce soit les enfants, les adultes, les hommes, les femmes…Elle a un parcours un petit peu exceptionnel. Elle a eu une vie émaillée de choses pas toutes roses, ce qui l’amène aujourd’hui à soutenir des causes, que nous aussi sommes attachés à défendre”, raconte Virginie Gillet, rédactrice en chef de Fenua’Orama.
    Ashley Morgan est aujourd’hui sous le feu des projecteurs. Auteur et interprète du tube Lost Island, qui a fait le buzz à sa sortie, elle commence une carrière prometteuse dans le reggae. Elle sera d’ailleurs en concert au Royal Tahitien, le 12 février, aux côtés de l’artiste martiniquais Yaniss Odua et de plusieurs artistes locaux.
    “On a à cœur de mettre en avant des personnes qui nous semblent, à plein de niveaux, emblématiques de ce qu’est la femme polynésienne aujourd’hui. En couverture, ce qui nous intéresse, c’est de présenter des femmes qui ont de la personnalité, qui font des choses exemplaires, qu’on a envie de suivre… Contrairement aux magazines métropolitains, qui mettent à la Une des top models ou des mannequins, on a pris le parti de mettre à la Une des jolies filles mais qui ont un parcours intéressant”, annonce Isabelle Lesourd, journaliste.

    Le numéro 200 : “Le même magazine, en mieux”

    Peau neuve pour le Fenua’Orama. Le numéro 200 annonce une nouvelle ère pour le magazine. Tout d’abord, la charte graphique a été complètement revisitée. Son dernier lifting datait de 2008.
    Plus aéré, plus sobre, Fenua’Orama suit la tendance des grands magazines internationaux.
    “Forcément, on se nourrit de ce qui existe. On s’alimente du travail les autres, de ce qu’il se passe à l’international… L’inspiration est multiple, mais nous avons tenu à conserver, malgré tout, la forte identité polynésienne du magazine, notamment à travers un graphisme très coloré”, explique Virginie Gillet, rédactrice en chef de Fenua’Orama.
    Au niveau du contenu, sept nouvelles rubriques ont fait leur apparition, en plus de celles déjà existantes. Parmi elles, une rubrique de droit, qui avait déjà vu le jour il y a quelques années et qui refait son apparition. “Les inégalités hommes/femmes continuent à être une réalité et ça débouche sur des situations très concrètes. On a essayé de traiter cette problématique de manière simple et légère, histoire de faire avancer les choses, parce que des fois, c’est bien de mettre des coups de pied dans la fourmilière”, lance Virginie
    Gillet.
    Autre nouveauté : la mise en lumière des artistes (maquilleurs, coiffeurs, photographes, stylistes…) qui participent à l’élaboration du magazine, à travers leur portrait. “On s’est dit que ça intéresserait sûrement le public de savoir qui se cache derrière nos rubriques”, explique l’équipe de rédaction.
    Il y aura aussi la rubrique La vie en bio, qui présentera un melting-pot de petites infos, de nouveaux produits, de formations, d’initiatives… en lien avec le développement durable, tendance qui tient à cœur la rédaction du
    magazine…
    On n’en dévoilera pas plus, mais avec ses 148 pages, le magazine promet d’être riche en surprises… “L’idée, c’était de rafraîchir le magazine. On ne voulait pas que nos lectrices soient perdues. On voulait leur offrir le même magazine, en mieux”, conclut Virginie Gillet.

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