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Un spectacle pour célébrer les vingt ans de l’école de danse de Moeata

vendredi 1 décembre 2017

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Moeata Laughlin mène les répétitions avec sa fille, Hianau, et avec le sourire ! (© Anne-Charlotte Bouleau)


Samedi 9 décembre, plus de deux cents élèves de Moeata Laughlin monteront sur scène. Ils fêteront ainsi les vingt ans de l’école de danse de Taravao. C’est encouragée par son mari, le chanteur Gabilou, qu’elle s’est tournée vers l’enseignement du ‘ori Tahiti, à Faa’a, puis à la Presqu’île, il y a bientôt trente ans.

À 49 ans, Moeata Laughlin a dansé toute sa vie. “Je suis née à Papeete, mais j’ai appris la danse et la langue à Raiatea, en tant que protestante. D’après ma maman adoptive, j’avais trois ans quand j’ai commencé à danser dans les fêtes paroissiales. À cinq ans, lors du Heiva de Raiatea, vu que j’avais déjà cet amour pour la danse, on m’avait choisie pour être la meneuse sur scène. J’ai toujours fait de la danse : ça va bientôt faire quarante-cinq ans que ça dure !”, confie-t-elle, des étoiles plein les yeux et des souvenirs plein la tête, des participations au Heiva i Tahiti à la direction de la troupe Teva i Tai, sans oublier le coup de foudre amoureux et artistique avec Gabilou, qui l’encourage à se lancer dans l’enseignement.

“Juste après notre mariage, il m’a proposé d’ouvrir mon école de danse. Je doutais de moi, mais je l’ai écouté et c’est comme ça que s’est ouvert ma première salle de danse, à Faa’a, l’année de la naissance de notre fille, Hianau, en 1989”, se souvient Moeata Laughlin.

Il y a vingt ans, la famille prend le large et s’installe à la Presqu’île, “pour se rétablir et se ressourcer”, selon le souhait de Gabilou.

Là encore, c’est le chanteur qui encourage la danseuse à voler de ses propres ailes, en ouvrant une seconde école à Taravao, trois mois après la naissance de leur dernier fils, Manaarii.

 

Un flash-back de deux heures

 

Pour célébrer comme il se doit les vingt ans de cette école, un spectacle est actuellement en cours de finalisation.

Depuis trois mois, les répétitions s’enchaînent à un rythme soutenu. Plus de deux cents élèves de tout âge monteront sur la scène de Tatutu, à Papeari, le samedi 9 décembre, à l’occasion d’un show de deux heures qui mettra à l’honneur les mélodies et les chorégraphies emblématiques du couple d’artistes.

“On aime travailler en famille. Je dirais que c’est essentiel pour nous, car on sait qu’on peut compter les uns sur les autres”, souligne Moeata Laughlin.

Les quatre enfants et leurs conjoints seront réunis lors de la valse Apetahi et les petits-enfants, qui n’ont visiblement pas échappé au virus de la danse et de la scène, devraient également être de la partie.

Attachée à la transmission, Moeata Laughlin a également convié Augusta Alexandre, Heirani Salmon et Tuiana Brodien, anciennes élèves aujourd’hui devenues professeurs de ‘ori Tahiti à leur tour, à présenter un tableau inspiré de leurs propres souvenirs, mais également à se joindre à la séquence finale.

Plusieurs centaines de spectateurs sont attendus à l’occasion de cette représentation unique, qui promet d’être riche en émotions.

À l’aube de ses trente ans de carrière, Moeata Laughlin reste animée par cette même passion pour la danse et plus particulièrement pour l’enseignement.

“Ce n’est pas fini. J’ai encore beaucoup à donner”, assure-t-elle, songeant déjà au prochain Heiva des écoles.

 

A.-C.B.

 

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