Habillage fond de site

Le speed de la croisière en Polynésie française pour 2018

vendredi 5 janvier 2018

Quelques-uns des navires de croisières qui vont croiser nos îles cette année dont le mythique Queen Elisabeth, qui arrivera à bora Bora le 15 février. (©DR)

Quelques-uns des navires de croisières qui vont croiser nos îles cette année dont le mythique Queen Elisabeth, qui arrivera à bora Bora le 15 février. (©DR)


La croisière en Polynésie se porte de mieux en mieux. C’est près de 30 navires, de 140 à plus de 3 000 passagers, dont le mythique Queen Elisabeth, qui vont sillonner nos eaux cette année. De bonnes augures avant l’arrivée du futur terminal de croisières de Papeete.

« La croisière s’amuse » et perce. Le journal officiel (J.O.) du 2 janvier a publié l’arrêté d’autorisation de poursuite de l’activité des casinos à bord des navires de croisière battant pavillon étranger dans les eaux territoriales, mais aussi le programme des touchées prévues pour l’année 2018. Une année charnière pour la croisière en Polynésie, une occasion de faire le point sur le sujet, avant l’exploitation du nouveau terminal croisières, prévu en 2020.

L’arrêté paru au J.O. permettant l’activité de pratiquer le casino à bord, à quai et à l’amarrage n’est pas une nouveauté en soi mais, chaque année, depuis deux ans, cet arrêté repasse dans les nombreuses mains du conseil des ministres, « pour voir si rien ne s’oppose juridiquement, à cette ouverture administrative ». Dans la foulée de l’arrêté, est publié le calendrier provisionnel des touchées des paquebots, têtes de ponts permanentes ou provisoires et de passage.

Ce calendrier permet aux paquebots en question de gérer notamment, l’ouverture ou leur fermeture de leur salle de jeu. Le fait de pouvoir ouvrir son casino, à quai, entre deux escales, comme Papeete vendredi soir et Moorea samedi matin, permet de profiter également de la ville, sans lever l’ancre et sans faire des tours dans l’eau entre Tahiti et son île-sœur toute la nuit, pour cause de tracasserie administrative. Bien entendu, ces établissements de jeu maritimes ne sont accessibles qu’aux croisiéristes, à quai comme en mer.

« Cela fait partie de l’attractivité de la destination, cela permet des retombées économiques et l’armateur fait des économies, c’est gagnant-gagnant pour tout le monde et cela ne coûte rien à personne », assure-t-on au ministère du Tourisme.

Les réguliers comme le navire Paul-Gauguin en profite mais l’Aranui non, car le cargo mixte n’est pas sous le régime croisière et joint par téléphone, la compagnie assure ne pas être intéressée par une quelconque activité de jeu à bord sur la route des Marquises. 2018 s’annonce une belle année. « On dépasse les 1 000 escales sur l’ensemble de la Polynésie, c’est la meilleure année depuis plus de 10 ans, à la fois en nombre d’escales et en nombre de passagers débarqués/embarqués » lors de ces escales polynésiennes à terre.

Parmi eux, le mythique Queen Elisabeth, venu qu’à deux reprises en 2013 et 2014, revient, mais aussi d’autres navires comme le Maasdam ou le Solstice, des mastodontes des mers avec respectivement, 1 258 et 3 145 passagers. La compagnie Carnival et son Legend revient aussi. Une bonne chose selon le ministère qu’une telle compagnie croise nos eaux.

Air-terre-mer, tout est lié

De plus, les compagnies haut de gamme – « des petits bijoux » – soit moins de 500-600 passagers vont également naviguer, au cours de l’année comme l’Orion (102 passagers) de retour, ou l’Austral (264) de la compagnie du Ponan, ou des nouveaux comme le Seven Seas Navigator (490).

Parmi la petite trentaine de paquebots qui vont toucher plus de 1 000 fois les terres polynésiennes, plusieurs vont être têtes de pont durant des périodes, de un à deux mois. C’est-à-dire que Tahiti sera l’endroit de départ de la croisière proposée, contrairement aux grosses unités qui naviguent dans tout le Pacifique. « Les années passées, le Maasdam, par exemple, partait de San Diego, faisait cap au sud pour les Marquises et Tahiti et remontait au nord aux États-Unis pour débarquer. Qu’ils décident cette année de partir et d’arriver en Polynésie est une bonne chose, un test pour l’avenir », explique le ministère du Tourisme.

Un avenir maritime qui s’annonce de bonne augure, tout comme l’avenir de l’aérien avec l’arrivée prochaine de United Airlines, mais terre et mer, tout est lié.

« Plus il y a de débarquement/embarquement de passagers pour des croisières, plus cela intéresse les compagnies aériennes dont United, qui ont des réseaux de vente qui se recoupent avec ces compagnies maritimes », détaille le conseiller du ministère, qui planche sur le calendrier 2019-2020.

Une période qui devrait être charnière dans l’histoire touristique polynésienne car à la fin de cette dernière, la construction du nouveau terminal de croisières de Papeete, dont le conseil des ministres de mercredi vient d’accorder une enveloppe budgétaire dédiée via le Port autonome, sera achevée.

« Le terminal dans la stratégie de développement de la croisière, notamment pour la période 2020-2030, est stratégique », précise le conseiller de la ministre Nicole Bouteau.

« L’objectif est de positionner le port de Papeete comme un port tête de pont pour la Polynésie mais pour une bonne partie du Pacifique insulaire, en complémentarité des ports comme Hawaii, Fidji ou Auckland. Réunis ensemble, ces 4-5 ports crédibles et opérationnels dans le Pacifique sud, vont pouvoir attirer les compagnies maritimes à positionner des navires dans la région. C’est un élément-clé pour créer du flux, ce flux hors retombées économiques pour le pays, créé du flux dans l’aérien, qui crée lui-même de l’hébergement supplémentaire ». Tout est bien lié, air, terre, mer.

Christophe Cozette

Le Celebrity Solstice, sorti en septembre 2008 du chantier naval Meyer Werft, est le plus gros navire de croisière construit en Allemagne à ce jour. (©DR)

Le Celebrity Solstice, sorti en septembre 2008 du chantier naval Meyer Werft, est le plus gros navire de croisière construit en Allemagne à ce jour. (©DR)

Désiré Teivao
0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

French Bee, compagnie aérienne low cost, enchaîne les retards, annulations ou “problèmes techniques”. Pour vous :

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete