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Lun

04

Mai

2009

Pascal Luciani : “Il ne faut pas regarder seulement notre pito de surfeurs”
Sport - Fenua Sport
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SURF - Air Tahiti Nui VonZipper Trials Teahupoo. Retour sur les difficultés inédites de l’édition 2009.
surfvignette.jpgAlors que la pluie et le temps gris finissaient de plomber l’ambiance à Teahupoo hier, nous en avons profité pour faire un point avec Pascal Luciani, président de la FTS, sur les différentes polémiques qui ont entouré l’organisation de cette édition des trials, entre restrictions budgétaires, Tahitiens privés de wild card et influences extérieures. Le président de la fédération tahitienne de surf a expliqué ses choix par le soucis de satisfaire tout lemonde sur le spot et pas seulement les surfeurs, une philosophie plutôt louable. Du côté de la compétition, après le calme plat de ce week end la houle est censée monter à partir d’aujourd’hui, pour atteindre le summum mardi soir. Les organisateurs annoncent donc le début de la compétition vraisemblablement ce matin. Il va donc enfin y avoir de l’action et du spectacle sur le spot ! 

Quelles sont les conditions pour cette compétition ?

PL : La houle doit commencer de monter aujourd’hui, on va donc voir ce matin au dernier moment si on peut lancer la compétition, ce qui nous permettrait de faire les phases finales lors du pic de houle avec plus de 2m50 annoncés demain soir. Si on ne commence pas aujourd’hui, on fera les deux journées demain et mercredi.

Est-ce que tu as déjà des prévisions pour le début du main event ?

PL : Il devrait y avoir des vagues ce week end, la compétition pourrait donc commencer directement.

Au moment de re-négocier le contrat liant Billabong à Teahupoo, l’édition 2009 se voit très réduite, quelles en sont les raisons ?

PL : Billabong a annoncé son souhait de continuer avec nous, mais en même temps subit la crise mondiale. Il y a donc de fortes restrictions budgétaires, comme sur tous les événements de surf dans le monde. Il n’y aura que 64 compétiteurs dans les trials au lieu de 90, et seulement deux jours de compétition.

Le format des séries a été revu à la baisse ?

PL : Il faudra faire des séries à 4 surfeurs jusqu’à la finale. Si on fait une grosse première journée, on pourra peut être faire du « man on man » à partir des quarts de finale.

surf400.jpgCela augmente la difficulté pour les tahitiens ?

PL : En séries à 4 les placements seront plus délicats, d’autant plus que les internationaux sont très affutés, ils ont l’habitude des compétitions. En un seul jour ils sont capables d’être vraiment familiarisés avec la vague, et ça fait la différence. Le fait de pouvoir surfer face à ces étrangers permettra aussi aux tahitiens de voir quel est leur vrai niveau, et de progresser.

Les tahitiens ont moins de chances que les autres années de passer au main event ?

PL : C’est vrai qu’il n’y aura qu’une seule wild card attribuée au vainqueur. Depuis 9 ans il y avait une wild card donnée au meilleur tahitien et deux pour les finalistes de trials. Mais cette année est particulière, avec Bruno Santos qui doit légitimement venir défendre son titre et Andy Irons choisi par Billabong

Cette wild card aurait du revenir à Manoa ?

PL : Oui, c’est ce qu’on pensait tous. Il y a eu un grand moment d’incompréhension, les discussions ont été tendues. On a même envisagé de faire une compétition avec uniquement les locaux, mais ça ne correspond pas à l’esprit de notre spot. Finalement on a obtenu la contrepartie de faire entrer les Tahitiens au 2e et 3e tour, et si il y a un désistement parmi les surfeurs du WT, la place reviendra au meilleur tahitien des trials quel que soit son classement.

Dans cette situation, il y a eu des critiques disant que le spot était « bradé », y compris de la part de Hawaïens, mais ce n’est pas ton avis ?

PL : A Hawaï, ils font une compétition entre eux sans accueillir d’étrangers, ce n’est pas ce qu’on veut. Ici on veut accueillir du monde, c’est une chance pour nos surfeurs, et ça fait des retombées pour le village et pour le pays, ça fait tourner l’économie avec les voyages, les logements ect… Il ne faut pas regarder seulement notre pito de surfeurs, mais aussi penser à tous ceux qui vivent autour du spot.

 

manoadrollet300.jpgManoa Drollet réagit aux événements avec son calme habituel

Bonne philosophie


Après une victoire dans les trials 2007, une finale dans le main event 2008, Manoa Drollet aurait légitimement pu prétendre à une wild card cette année pour la Billabong Pro. Pour diverses raisons il n’en est rien, et Manoa devra surfer dès les premières séries des trials pour espérer se qualifier, comme tout le monde. Loin de cultiver une rancoeur, le champion prend au contraire les choses sereinement : « Je ne suis pas surpris de ne pas avoir de wild card. Comme Bruno Santos ne fait pas partie du World Tour et qu’il m’a battu en finale l’année dernière, la place devait lui revenir logiquement. L’autre a été donnée à Andy Irons, c’est comme ça. » Dans le même état d’esprit, il n’abordera pas les séries des trials avec plus de hargne que d’habitude : « Je suis prêt, mais je ne veux rien imaginer. Je prendrai les choses comme elles viennent, vague par vague. » Dans la victoire comme dans la difficulté, Manoa garde donc son attitude exemplaire.

 

 

Commentaires (1)Add Comment
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Par heremoana, mai 04, 2009
MEME la je decouvre que l on avntage les tahitiens....pauvre tahiti ou tous les des sont pipes jusque dans le sport...

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