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Un stage de self-défense gratuit pour les femmes

vendredi 25 novembre 2016

self defense

Demain, le club TFK self-défense organise un stage de self-défense gratuit pour les vahine du fenua. Plus de 150 femmes sont attendues. (© DR)

 

 

Cette année encore, le club TFK self-défense a choisi de participer à la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes en organisant un stage gratuit de self-défense pour toutes les femmes du fenua, appelé Flag (Fight like a girl).

“Cela fait cinq ans que nous organisons cet événement. En tant qu’instructrice femme, il me semble primordial d’apporter ma contribution à cette journée, en permettant à un maximum de femmes et de jeunes filles de découvrir des techniques de self-défense. Il y a des femmes qui ne peuvent pas se payer de cours. Ce stage, c’est aussi pour elles”, explique Mere Fevre, organisatrice de l’événement.

Le stage aura lieu demain matin, au Dojo de la MJC de Pirae avec comme mot d’ordre : “Nous sommes toutes des Wonder Women”. Pour cette édition, les organisateurs comptabilisent déjà 150 inscriptions, un record pour ce stage.
“Force est de constater que la mentalité des femmes change. Elles n’hésitent plus à prendre des cours de self-défense et encouragent même leurs filles à en faire”, affirme Mere Fevre, ravie de cet engouement. 

La société dans laquelle nous évoluons est de plus en plus violente. On retrouve cette violence non seulement dans la sphère privée, mais aussi dans la rue, où les femmes sont souvent victimes d’agressions.
L’objectif de ce stage : faire prendre conscience aux femmes qu’elles sont fortes, qu’elles sont en mesure de se défendre physiquement et leur donner les bases pour le faire.

Cinq clubs du fenua se sont associés à l’événement et proposeront aux participantes, divers ateliers de travail pour apprendre des techniques très simples issues de divers arts martiaux et de self-défense : penchak-silat, krav-maga, taï-jitsu, jiu-jitsu…
“Les techniques proposées seront très faciles à réaliser car nous allons nous adresser à des femmes qui n’ont jamais mis les pieds dans un dojo ou dans une salle de boxe. Ce sont des techniques à la portée de tous, qui ont une efficacité, même quand elles sont réalisées par des personnes de faible corpulence ou présentant un fort embonpoint”, précise l’organisatrice de l’événement.

Le stage est d’ailleurs ouvert aux jeunes filles dès l’âge de 12 ans, accompagnées de leurs mamans. Si les premières années, le stage était parrainé par de grandes sportives du fenua, l’an passé, les organisateurs avaient choisi Nathalie Heirani Salmon-Hudry, auteure du livre Je suis née morte, comme marraine. “C’est l’état d’esprit combatif de cette femme qui nous a plu et que nous souhaitions mettre en avant.”

Cette année, c’est Ruaragi Mahasiah Lii qui endosse ce rôle. Il s’agit d’une jeune femme du club, qui n’est pas connue du grand public. “En fait, elle représente ‘madame tout le monde’. À travers son image, nous voulions montrer que toutes les femmes sont dignes de confiance, qu’il n’y a pas besoin d’être connue ou d’avoir fait des choses exceptionnelles dans la vie pour devenir marraine. Ruaragi, elle représente cette ‘Wonder Woman’ au quotidien pleine d’espoir et de rêve qui déborde d’énergie positive. Elle est chacune d’entre nous”, explique Mere Fevre. 

 

Élénore Pelletier

 

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