Standard & Poor’s : le pays passe d’une perspective positive à stable

    mardi 19 mai 2015

    C’est léger, mais c’est tout de même moins bien. La note accordée par Standard & Poor’s à la Polynésie française reste à BB+, mais passe d’une perspective “positive” à “stable”. “La recomposition en cours du paysage politique polynésien ainsi qu’une économie toujours fragile rendent désormais plus probable la réalisation de notre scénario central.” Quel est ce scénario ? Un endettement qui poursuit sa croissance, des performances budgétaires s’améliorant moins rapidement et des risques “hors-bilan” très importants.
    L’agence de notation justifie le maintien du BB+ par “les bonnes performances budgétaires ; un cadre institutionnel évolutif mais équilibré ; un endettement consolidé modéré, bien qu’en augmentation constante”. La flexibilité budgétaire de la collectivité est jugée comme “moyenne”. Autre bon point : la réforme fiscale adoptée durant l’été 2013 et le retour de l’État au financement du régime de solidarité. “Nous estimons que les décisions prises dès lors (dès juillet 2013, NDLR) en matière budgétaire jusqu’à l’acceptation récente du retour temporaire de l’État au financement du RST témoignent, selon nous, de la volonté de la Polynésie française de consolider les équilibres budgétaires de la collectivité tout en relançant l’économie locale.” L’aide financière de l’État au financement du régime de solidarité “devrait aider la Polynésie à afficher des dépenses de fonctionnement (hors FIP) stables au cours de la période 2015-2017.” La création du Fonds d’investissement et de garantie de la dette est “appréciée” car il prouve “l’engagement réaffirmé” du Pays “à redresser ses comptes publics”.

    Des engagements “hors-bilan” très importants

    Mais la note passe de “positive” à “stable” car la situation des liquidités est encore “insatisfaisante”, “bien qu’en amélioration”. Les engagements “hors-bilan” sont très “importants”. Et l’économie structurelle a encore des faiblesses : “les perspectives de croissance sont encore incertaines à ce stade”. 
    Standard & Poor’s note également que “la recomposition en cours des équilibres politiques à l’assemblée (constitution du 4e groupe Tapura Huiraatira) pourrait ouvrir une nouvelle période d’instabilité politique dont les répercussions pourraient être négatives, notamment sur le rythme de la reprise économique”.
    L’agence considère également que la gouvernance et la gestion financières de la Polynésie française sont “faibles” : “un contrôle limité des satellites (dont certains connaissent une situation financière tendue), des pratiques comptables encore perfectibles bien qu’en constante amélioration, une planification encore imparfaite des investissements et des objectifs budgétaires pluriannuels encore peu intériorisés”, liste Standard & Poor’s.
    L’agence s’attend à ce que les besoins de financement de la Polynésie française demeurent élevés en 2015 avant de revenir à un niveau plus modéré grâce aux co-financements de l’État, notamment avec le contrat de projets et le 3e instrument financier. 
    Standard & Poor’s pense que la dette directe du Pays devrait croître jusqu’à 113 % des recettes de fonctionnement à fin 2017 (contre 102 % à fin 2014). Elle juge aussi qu’une éventuelle détérioration financière de la protection sociale généralisée est un “facteur de risque à moyen terme”.
    La situation de la trésorerie de la Polynésie française est jugée “insatisfaisante” mais son accès à la liquidité externe “satisfaisant”. Des contrats ont été noués avec les quatre banques de la place, ce qui traduit “la capacité du Pays à restaurer la confiance auprès des marchés”.
    Pour résumer, Standard & Poor’s note que “la Polynésie française devrait être en mesure de contenir des besoins de financement et la progression de son endettement au cours des deux prochaines années et ce, malgré un contexte marqué par une situation économique encore fragile et des incertitudes politiques”. Si l’inflexion de la situation économique de la Polynésie se confirmait améliorant ainsi la situation budgétaire du Pays et si les risques “hors-bilan” diminuaient, notamment ceux relatifs à la PSG, alors la note pourrait s’améliorer, précise Standard & Poor’s. Y’a plus qu’à… 

    D’après le communiqué de Standard & Poor’s

    Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER 2015-05-19 14:16:00
    Pas de problème: dès que le DROIT au RSA sera reconnu ce 2 juin 2015 par les juges nationaux français, l'indice des pauvres Standards va monter en flèche avec ce pouvoir d'achat tout neuf de quelque 80 000 français à 513,88 euros mensuels hohohohoho PS: tu es toujours la bienvenue - comme toute autre personne de bonne volonté non inféodée statututu-tairement pour m'y aider : tél 87 77 71 70 rollstahiti@gmail.com
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