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Stationnement : le paiement démonétisé arrive lentement

vendredi 13 janvier 2017

parking stationnement

“Je prends toujours un peu de monnaie sur moi. Je préfère payer 20 F que l’amende”, sourit “papy Rony”, 63 ans. Pour stationner
en ville, il préfère en rester aux bonnes vieilles pièces que passer aux cartes prépayées. (© Marie Guitton)

Le paiement démonétisé démarre doucement dans les rues de Papeete. Seule une quinzaine de cartes de type PayOne, le nouveau mode de paiement valable dans tous les horodateurs de la ville, a été vendue depuis le 3 janvier.
Ces cartes à puce prépayées, que l’on peut se procurer au tarif de 2 600 F au rez-de-chaussée de la mairie, à la Régie des recettes située à l’arrière du bâtiment, permettent de stationner 20 heures en ville au tarif horaire de 130 F, au lieu de 150 lorsque l’on paye en pièces.

L’utilisateur peut préciser la durée de son arrêt par tranches de dix minutes, pour payer quasiment au temps réel. Par ailleurs, la carte n’a pas de date de péremption.
Mais à l’épuisement de son crédit, il est obligé de s’en procurer une nouvelle en retournant à l’hôtel de ville aux horaires impartis (7 h 30-14 h 30 du lundi au jeudi, 7 h 30-13 h 30 le vendredi). Pas pratique pour tout le monde, à entendre les usagers.
“Je préfère les pièces, parce que tu sais, la carte, ça peut s’envoler…”, glisse Rony, 63 ans, devant un horodateur du centre-ville.
“La carte, on ne sait jamais trop où on l’a mise, sourit aussi Charlotte, 25 ans. Et puis je trouve ça plus facile de penser à avoir toujours une pièce sur soi que d’aller à la mairie pour racheter une carte. Ça rajoute des trajets.”
“Ça fait une démarche en plus, reconnaît Wilfrid Hunter, au bureau du stationnement. Mais la dématérialisation du paiement, c’est un peu la tendance partout. L’avantage pour nous, c’est d’avoir moins de pièces dans les appareils et de permettre à l’agent qui va les récolter de se balader avec plus de sécurité.”

Vers un paiement par smartphone ?

 

Libre aux utilisateurs qui souhaitent limiter leurs allers-retours à la mairie d’acheter plusieurs cartes d’un coup.
“Comme elles n’ont pas de durée limite de validité, ça pourrait m’intéresser parce que je n’ai jamais de pièces sur moi, assure Fabienne, 57 ans, en glissant 100 F dans une machine. Là, comme vous le voyez, j’ai été obligée d’aller faire de la monnaie chez un commerçant… alors que je suis pressée !”

Selon Wilfrid Hunter, le système pourrait aussi séduire les entreprises et les institutions dont les personnels sont régulièrement amenés à se déplacer en ville.
Pour l’heure, ces cartes prépayées ne sont pas compatibles avec les caisses automatiques des parkings souterrains municipaux.

Par ailleurs, le stationnement reste gratuit pour les deux-roues.
“Le problème, c’est la pose du ticket, qui n’est matériellement pas possible à défaut d’habitacle, explique Wilfrid Hunter. Mais peut-être qu’un jour, on aura un autre système, en scannant par exemple les plaques d’immatriculation.”

La municipalité serait déjà en train de prospecter pour instaurer un nouveau mode de paiement par téléphone pour les automobilistes.
“Ça pourrait se faire soit via la 3G et une application permettant de choisir la durée de son arrêt par tranche de dix minutes, soit via SMS pour des stationnements d’une ou deux heures, indique l’employé municipal. Ça serait tout bénéf’, si l’horodateur est en panne par exemple, ou pour prolonger son stationnement sans avoir à retourner à sa voiture.”

En 2015, près de 19 000 véhicules ont été verbalisés par la police municipale de Papeete pour avoir stationné en ville sans payer.
La multiplication des moyens de paiement convaincra-t-elle les automobilistes récalcitrants de mettre la main à la poche, au téléphone portable ou au portefeuille ?

Marie Guitton

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