Surendettement : les cas déclarés en hausse, et plus graves

    jeudi 1 septembre 2016

    surendettement

    Structure de l’endettement des Polynésiens surendettés (en % du montant global)


    Une note expresse de l’Institut d’émission d’outre-mer fait le point

     

    Le surendettement a de l’avenir. Avec la récession en marche depuis 2009, le tissu social a été fragilisé. Sans dispositif d’allocation-chômage au fenua, la perte d’emploi ou toute autre cause de baisse soudaine des ressources peut faire basculer les personnes les plus vulnérables dans une situation de surendettement. Aujourd’hui, plus d’un quart des actifs sont touchés par le chômage.  

    Dans une note expresse rendue publique hier, l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM) indique que le surendettement dit passif, celui qui est dû à un accident de la vie, concerne 89 % des cas au fenua. En fait, il provient d’une combinaison de facteurs tels que la perte de l’emploi (46 % des cas) ou la séparation d’avec son conjoint (13 % des cas).

    L’endettement dit actif, né d’un excès d’endettement par le débiteur ou d’une mauvaise gestion, est plus limité (11 % des dossiers). Seule la catégorie des 65 ans et plus présente un taux de surendettement actif plus élevé que la moyenne (près de 30 % d’entre eux, alors que cette situation concerne moins de 10 % des moins de 65 ans).

    71 % des surendettés sans revenu

     

    Aucun revenu d’activité, d’allocation ou de patrimoine : telle est la situation de 71 % des surendettés. Seul un tiers des surendettés ont un emploi et 14 % sont retraités.
    Les Polynésiens surendettés sont relativement plus âgés qu’en métropole : ils ont majoritairement entre 45 et 54 ans. Les jeunes paraissent moins exposés au surendettement grâce au soutien familial et intergénérationnel : les moins de 35 ans ne représentent que 14 % des surendettés.

    L’encours moyen par débiteur – 7,9 millions de francs – est bien supérieur à celui des départements d’outre-mer et de la métropole (4,9 millions de francs), en raison du poids important des crédits immobiliers, souligne l’IEOM.
    Si bien que les dettes immobilières représentent près de la moitié du montant d’endettement global des surendettés. Elles concernent 22 % des surendettés.

    Quant aux dettes bancaires issues des crédits à la consommation, elles concernent 63 % des surendettés, pour un montant moyen plus faible : 3,2 millions de francs par personne surendettée.

    Elles ne représentent que 26 % du montant global d’endettement.
    Des arriérés de charges courantes (loyer, électricité, téléphonie, dettes de santé, dettes scolaires, dettes fiscales, etc.) et des crédits alimentaires sont recensés dans 54 % des cas de surendettement. 

    Les plus récurrents sont les créances vis-à-vis du Trésor public, les arriérés de loyers et charges locatives ainsi que les dettes aux opérateurs téléphoniques.

     

    Retrouvez l’intégralité de cet article dans votre journal d’aujourd’hui (Jeudi 1er Septembre 2016).

    Y.R.

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