Surf – Billabong Pro Teahupo’o (15e édition) : rendez-vous du 14 au 25 août dans la passe de Hava’e

    mercredi 5 août 2015

    Si besoin était encore de s’en convaincre, on en a désormais l’absolue certitude : l’étape tahitienne, la septième de la saison du Championship Tour, est sans conteste la plus majestueuse et la plus effrayante à la fois. 
    En atteste la session de l’année dernière qui n’aura pas dérogé à la règle. La quatorzième édition de la Billabong Pro aura même été, de l’avis de tous les aficionados, la plus monstrueuse de toutes depuis sa mise en place sur le circuit en 2001. 
    Même s’il est parfois arrivé que, par le passé, la vague de Teahupo’o ne daigne pas ouvrir sa “mâchoire” comme en 2010 où la compétition s’était déroulée dans des conditions indignes de ce que doit proposer la passe de Hava’e, elle s’est bien rattrapée la saison dernière en ouvrant en XXL sa mâchoire et en distillant des barrels d’anthologie, dépassant parfois allègrement les quatre mètres, certaines séries n’étant même pas surfables à la rame. 
    Dans ces conditions exceptionnellement terrifiantes, c’est le Brésilien Gabriel Medina qui aura été le plus solide en prenant, dans une finale dantesque, le meilleur sur l’Amé-ricain Kelly Slater avec des scores qui l’étaient tout autant (18,96 contre 18,93 points). On en redemande… Et vous allez être servis ! 
    Hier, lors de la conférence de presse présentant la quinzième édition de la Billabong Pro Teahupo’o, qui se déroulera du 14 au 25 août, la World Surf League, représentée par son porte-parole Steve Robertson, en partenariat avec la société d’événementielle Tahiti Ocean Productions (TOP), dirigée par Pascal Luciani, la Fédération tahitienne de surf et des sponsors tout aussi ambitieux, nous ont invités à un tour de manège à sensations uniques. 
    Plus radical que le “grand huit”, plus étourdissant que le “round up”, plus percutant que les “auto-tamponneuses”… bienvenue dans la passe de Hava’e. 
    Mais avant d’envoyer les guerriers du Championship Tour au charbon, d’autres guerriers, amateurs cette fois, vont se disputer les deux sésames pour le main event promis au vainqueur et au finaliste des trials à partir de samedi dans des conditions qui s’annoncent mauvaises à cause du mara’amu . 

    Michel Bourez a la gagne

    L’an dernier, c’est le Tahitien Taumata Puhetini (1er) et l’Australien Nathan Hedge (2e) qui avaient eu le privilège de côtoyer l’élite du surf, jusqu’au round 2 pour Taumata, battu par l’Australien Joel Parkinson (voir encadré), et jusqu’au round 3 pour Nathan, défait lui par le Brésilien Gabriel Medina. 
    Après Alain Riou, en 2013, et Taumata Puhetini, en 2014, y aura-t-il un troisième, voire un quatrième, Tahitien en haut de l’affiche ? 
    À mi-saison, la saison dernière, Michel Bourez se battait pour le titre, cette fois se sera pour le maintien. Le Tahitien est seulement 25e au classementmondial mais compte finir la saison à fond la caisse. Ça tombe bien, les excès de vitesse sont permis et, malgré deux mois d’absence forcée pour cause de blessures qui lui ont fait louper Rio et Fidji et qui n’ont nullement altéré son enthousiasme, “Spartan” revient fort affûté et est prêt à relever son défi : devenir le premier Tahitien à remporter l’épreuve. 
    Pour cela, il faudra dompter le monstre. 

    M.Tr. 

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