Surf – Bourez rate encore le rendez-vous

    jeudi 25 août 2016

    bourez

    C’est pas la défaite à Teahupoo -il en a l’habitude- qui va faire vaciller Michel Bourez pour rejoindre le top 5, voire mieux si affinité. (Photo : WSL/Kelly Cestari)

     

    Billabong Pro Tahiti

     

    Ça fait mal d’en reparler mais… on y est “presque” obligé. La défaite avait été acerbe pour Michel Bourez l’an dernier, ici même à Teahupoo au round 2, face au Brésilien Jadson Andre.

    Il déclarait alors : “C’est carrément frustrant de se faire sortir sans réellement s’être battu sur les vagues. J’ai mis du temps à digérer tout ça et à me remémorer toutes mes erreurs.

    Des erreurs qu’il a rééditées, dimanche, face au Hawaiien Keanu Asing au même stade de la compétition et qui ont provoqué sa chute.

    Des erreurs techniques et tactiques plus faciles à digérer certes mais toutes aussi frustrantes. Et même dame nature s’en est mêlée : “Il y a quelques vagues qui passent, mais si elles ne tombent pas dans ta série, tu ne peux pas scorer. Je suis carrément déçu”, avouait-il avec un pragmatisme qui n’est plus à démontrer.

    Et, droit dans ses bottes, il lançait avec un certain aplomb : “On se donne rendez-vous l’année prochaine”.

    Keanu Asing avait, vite fait bien fait, fait flancher, à coup de “turn” destructeurs à défaut de tubes un “Spartan” (9,67 contre 8,57 pts) pourtant bien fringant depuis le début de la saison.

    Rien à voir avec celle de l’année dernière où il avait subi les blessures -main cassée ainsi qu’une vertèbre l’immobilisant près de deux mois- et les absences -Rio et Fidji.

    Il sauvait sa peau in extremis en se classant 22e, à la dernière place requalificative (les surfeurs qui terminent dans le top 22 du CT sont requalifiés pour l’année suivante, auxquels s’ajoutent les 10 premiers du circuit qualificatif et deux wildcards délivrées par la WSL).

    Cette année, Michel Bourez a encore perdu la bataille de Teahupoo mais pas le combat. Le Tahitien continue donc de prendre son mal en patience en espérant toujours un possible “miracle” sur son spot de Havae sur lequel, jamais, il n’a pu accéder aux quarts de finale depuis 2009.

    Revenu au top de sa forme, il va devoir faire face à une douloureuse rétrogradation, passant de la huitième à la treizième place au classement mondial.

    Mais pour “Spartan”, cette péripétie est loin d’être insurmontable. La prochaine étape de Trestles s’annonce tout de même un tantinet embarrassante, le meilleur classement du Tahitien étant une troisième place en 2013.

    Sinon, c’est neuvième en 2014 et dixième l’an dernier ainsi que toutes les autres années. Pas génial quand même pour se redonner confiance.

    Mais pas question pour lui de vaciller. Il l’avait annoncé haut et fort avant l’épreuve tahitienne : “Mon objectif, c’est d’être champion du monde”, et personne ne lui enlèvera cette “bonne” idée de la tête !

     

    Slater pour un 12e titre, Florès pour la révolte

     

    Champion du monde, évidemment tous rêve de l’être, même “encore” Kelly Slater, nullement rassasié par ses onze titres, et qui vient de prouver que, finalement, à Teahupoo, c’était lui le “King”.

    Victoire sans appel, mardi en finale, face au Hawaiien John John Florence (19,67 contre 15,23 pts).

    L’Américain, remonté à la huitième place mondiale mais encore loin (24 450 contre
    39 900 points) de John John, nouveau leader au classement au détriment de l’Australien Matt Wilkinson, prouve que son douzième sacre est dans le domaine du possible.

    Et de toute façon, comme une évidence, Kelly sait repousser les limites du possible. Il l’a montré, mardi, en glanant la cinquième victoire de sa carrière à Teahupoo (2000, 2003, 2005, 2011, 2016) et sa 55e dans l’élite. Un mental d’acier tout simplement !

    Par contre, le sien est bien plus friable cette saison. Jérémy Florès a été éliminé au round 3 de l’épreuve tahitienne, alors qu’il était le tenant du titre.

    Le Réunionnais semblait tellement flamboyant l’an dernier sur le circuit (8e) que sa 30e place cette saison est difficilement compréhensible, même s’il essaye de trouver explication à l’inexplicable : “J’ai eu vraiment des décisions qui se sont jouées à rien, en début d’année. Cela m’a mis dans une lancée un peu négative et, ensuite, ça a continué.

    Asphyxiante saison que vit le Réunionnais à l’instar de ce qu’il avait traversé, il y a deux ans, lorsqu’il avait dû sauver sa peau dans le main event via le circuit du Qualyfying Series.

    Jérémy continue inlassablement, année après année, à faire le yo-yo mais il compte bien le troquer, le plus rapidement possible, avec un bilboquet.

    Au moins, avec celui-ci, “il suffit d‘un p’tit coup d’poignet et ça -la victoire- finira toujours par rentrer”. “Spartan” aussi veut y jouer.

     

    M.Tr.

     

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