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Surf. Cinq Tahitiens au rendez-vous de la Triple Crown

dimanche 11 novembre 2018

 

Mihimana Braye ne va pas avoir d’autres choix que de hausser le rythme et d’extérioriser son agressivité, lors de la Triple Crown of Surfing qui débute lundi avec la Hawaiian Pro à Haleiwa. Photo : WSL/Damien Poullenot

Mihimana Braye ne va pas avoir d’autres choix que de hausser le rythme et d’extérioriser son agressivité, lors de la Triple Crown of Surfing qui débute lundi avec la Hawaiian Pro à Haleiwa.
Photo : WSL/Damien Poullenot

Pour rivaliser à la Triple Crown of Surfing, la moindre erreur est interdite et la régularité est de rigueur. Les cinq Tahitiens en lice à partir de lundi à la Hawaiian Pro, première étape du triptyque hawaiien sont prévenus. Surtout que pas moins de 22 pensionnaires du Top 34 vont venir jouer
les trouble-fête à Haleiwa. Aux surfeurs du QS donc de s’élever à la hauteur du rendez-vous, eux qui cravachent comme des dingues pour une hypothétique qualification dans le Championship Tour.

Et ça s’annonce d’autant plus gratiné que certains surfeurs du CT sont mal classés parmi l’élite et joueront leur survie dans le main event à Hawaii (seul le top 22 du CT est requalifié pour l’année suivante. Les autres rétrogradent dans le QS).

Quant aux Tahitiens du QS – Mihimana Braye, O’Neill Massin, Vehiatua Prunier et Tereva David – et au seul pensionnaire tahitien du CT – Michel Bourez –, ils se préparent à un combat titanesque lors de cette épreuve mythique. Certains disent même qu’il est “presque aussi bon d’être couronné lors du triptyque hawaiien que d’être sacré champion du monde”.

On comprend mieux alors l’engouement autour de ce rendez-vous qui regroupe deux épreuves QS cotées 10 000 points, la Hawaiian Pro à Haleiwa et la Vans World Cup à Sunset Beach, puis une CT, la prestigieuse Billabong Pipe Masters remportée en 2016 par Michel Bourez.

Mais jamais dans l’histoire de la triple couronne, un Tahitien ne s’est encore accaparé le trophée suprême, même si Michel n’est pas passé si loin que ça en 2011 et 2013.

Il devait cependant se contenter, les deux fois, de la deuxième place alors qu’une série supplémentaire lui aurait permis de goûter à la gloire intense.

Il pouvait tout de même se targuer de faire partie des cinq surfeurs à avoir inscrit son nom au palmarès des trois épreuves, après Mark Richards, Gary Elkerton, Andy Irons et Joel Parkinson.

Le surfeur de 32 ans qui parcours l’élite mondiale sans discontinuer depuis neuf ans s’était ainsi imposé à Haleiwa en 2008 et 2013, à Sunset Beach en 2014 et à Pipeline en 2016.

L’an dernier, c’est l’Américain Griffin Colapinto, 19 ans, qui avait mis tout le monde d’accord en remportant la 35e édition de la triple couronne, alors que le Français Jérémy Florès remportait la Billabong Pipe Master (2010 et 2017) et que le Hawaiien John John Florence était sacré champion du monde pour la deuxième fois de sa carrière à 26 ans (2016 et 2017).

Mihimana Braye lorgne encore sur le CT

Pour en revenir aux pensionnaires tahitiens du QS : Mihimana Braye, le mieux classé d’entre eux (59e), aimerait tant prolonger son ambition : se qualifier pour l’élite mondiale l’année prochaine (les 10 premiers à la fin de la saison sont promus dans le Top 34 en 2019). Encore faudrait-il qu’il réactive sa rage de vaincre car sa qualification est encore possible.

Le Tahitien sort d’une nouvelle contre-performance, la semaine dernière à la HIC Pro à Hawaii,  sur le spot de Sunset Beach, terminant à la 49e place.

A contrario, la rage est bien présente chez O’Neill Massin qui a conclu cette même compétition à la deuxième place, alors qu’il revenait de deux mois d’une blessure survenue au genou. Et lorsque O’Neill commence à enfiler les grosses performances, en général, il ne s’arrête plus… Un vrai morfal, on vous dit !

Par contre, pour lui la qualification dans le CT est bien plus comprise. Cent seizième du circuit QS, sa puissance diabolique ne sera pas de trop pour espérer un exploit quasi-impossible.

Quant aux deux autres Tahitiens, Vehiatua Prunier, (417e) et Tereva David (443e), ils savoureront leur présence à Hawaii et seront, espérons-le, insolents de réussite, juste histoire d’oublier leur classement.

C’est tout le bien que la Triple Crown of Surfing peut leur apporter.

M.Tr.

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