Surf – Historique !

    jeudi 4 août 2016

    surf

    Michel Bourez est le meilleur surfeur de nationalité française, mais n’est pas sûr de pouvoir postuler à une participation aux JO. Il faudra pour cela qu’il y ait un accord entre les fédérations tahitienne et française, ou que Tahiti obtienne son intégration au CIO. (Photo : DR)


    Jeux olympiques 2020

     

    L’annonce tant attendue est officiellement tombée, hier. À Rio, à l’avant-veille de l’ouverture des Jeux olympiques, le Comité international olympique (CIO) a validé l’inclusion du surf pour les JO 2020. Après avoir été recalé cinq fois consécutivement -à Sydney, Athènes, Pékin, Londres et Rio-, le surf fera son entrée dans quatre ans aux Jeux de Tokyo.

    Ce mercredi 3 août restera à jamais gravé dans l’histoire de la discipline. 40 athlètes (20 messieurs et 20 dames) représenteront leur pays pour l’obtention des premières médailles olympiques de l’histoire du surf.

    À l’heure actuelle, et dans la mesure où Tahiti n’est pas pays membre du CIO, les surfeurs tahitiens doivent espérer qu’il y ait un rapprochement entre les Fédérations tahitienne et française pour que les meilleurs surfeurs locaux puissent postuler aux JO, mais ce sera sous les couleurs tricolores.

     

    22 ans de lobbying

     

    Aux commandes de l’International Surfing Association (Isa) depuis 1994, l’Argentin Fernando Aguerre a donc réussi son pari de faire entrer le surf dans la grande maison de l’olympisme.

    Vingt-deux ans de lobbying et cinq Jeux consécutifs auront été nécessaires pour parvenir à concrétiser son rêve, initié et inspiré par… le Français Jacques Hèle, son prédécesseur à la Fédération internationale amateur de surf (1990-1994).

     

    Un festival du surf sur quinze jours

     

    La compétition olympique se disputera sur deux semaines lors d’un Festival du surf. Elle se fera dans les vagues de l’océan, et non dans une piscine. Après avoir porté son projet olympique au travers d’une technologie de vague artificielle, l’Isa a fait demi-tour pour revenir au milieu naturel.

    Il se murmure toutefois qu’un bassin pourrait être construit sur le site de Tokyo afin de parer à l’éventualité du manque de vagues durant les quinze jours de fenêtre dont disposera l’organisation.

     

    Tahiti et Hawaii avec la France et les États-Unis

     

    Le président de l’Isa a néanmoins annoncé que les trois nations majeures du surf : les États-Unis, l’Australie et le Brésil, pourraient avoir plus d’athlètes aux JO que les autres pays. Sans doute deux messieurs et deux dames chacun.

    Il est à noter que Tahiti et Hawaii, considérés comme des “nations” lors des Mondiaux de l’ISA et sur les circuits professionnels de la World Surf League (WSL), ne sont pas reconnus comme tel par le CIO. Les surfeurs de Tahiti seront intégrés à l’équipe de France (si un accord est trouvé entre la FTS et la FFS) comme ceux de Hawaii le seront à la sélection américaine.

     

    La WSL soutien l’ISA

     

    Il faut enfin savoir que la World Surf League (qui gère le surf professionnel) soutient l’ISA et le projet olympique. Elle a d’ores et déjà assuré de la participation de ses meilleurs surfeurs aux World Surfing Games du Costa Rica qui débutent ce dimanche à Jàco (6-14 août), laquelle compétition précède la Billabong Pro Tahiti, septième étape du circuit mondial.

    Et après 2020 ? L’inclusion du surf, et des autres disciplines, ne concerne que les Jeux olympiques de Tokyo. Selon la réforme de 2014, les villes organisatrices peuvent proposer des sports populaires dans leur pays.

    La ville organisatrice des Jeux 2024 aura toute liberté de les conserver ou non.

     

    Patrice Bastian

    avec la Fédération française de surf

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