Surf – Michel Bourez veut y voir plus clair

    mercredi 7 septembre 2016

    surf

    Michel Bourez espère se relancer en Californie pour la huitième épreuve de la saison et surtout espérer que celle-ci ne se terminera pas en eau de boudin. (Photo : WSL/Kelly Cestari)

     

    Hurley Pro at Trestles

     

    De l’ombre à la lumière ! C’est la voie de la rédemption que doit prendre Michel Bourez à partir d’aujourd’hui à la Hurley Pro at Trestles, huitième épreuve du Championship Tour disputée en Californie.

    L’ombre, c’est la Billabong Pro Tahiti qui a eu lieu, mi-août, sur le spot de Hava’e. Une septième étape cauchemardesque où le Tahitien s’est encore fait sortir  dès le round 2 -comme l’année dernière- par le Hawaiien Keanu Asing (9,67 contre 8,57 points).

    La lumière, c’est cette fameuse étape californienne qui doit lui servir de tremplin -le spot de Lower Trestles et ses pics droite-gauche sont favorables au “air”.

    Et même si ce n’est pas vraiment la tasse de thé de “Spartan”, bien plus à l’aise dans les vagues plus massives et puissantes de Teahupo’o (paradoxalement il n’y a jamais atteint les quarts)  ou Fidji, Michel Bourez doit absolument y apporter des gages de fiabilité. Son bagage techniques pourra y contribuer… Car, le temps est compté.

    Il ne lui reste, en effet, plus que quatre épreuves du “main event”, Trestles compris, pour réussir à intégrer le top 5 voire décrocher la première place synonyme de titre mondial. Le  Tahitien doit se jetter à corps perdu dans la bataille en quête d’une victoire d’étape afin de se refaire une santé  au classement  mondial ; sa chute de cinq rangs après “son” épreuve tahitienne l’a éjecté du top 10. “Spartan” est treizième.

    Mais sa grande force c’est qu’il est d’un grand pragmatisme et fait montre d’un caractère volontaire et ambitieux et surtout d’une confiance inébranlable. Du Bourez à l’état pur, tout simplement !

    Quoi qu’il en soit, “Spartan” est bien loin de la galère qu’il a vécu l’an dernier lorsqu’il était arrivé en Californie avec une 25e place, hors de la bulle requalificative (seuls les 22 premiers du CT se maintiennent à l’issue de la saison, NDLR).

    Non, cette fois, le garçon est surtout pressé d’en découdre sur le spot de Lower Trestles avec comme adversaires au round 1, le Hawaiien Sebastian Zietz (12e mondial) et le Brésilien Alejo Muniz (26e).

    Et parce que le hasard et les coïncidences n’existent pas, Michel Bourez retrouve donc Sebastian à Trestles, un an après leur confrontation du round 2 qui s’était soldé par la victoire du Tahitien due à une interférence du Hawaiien. Il y a de la revanche dans l’air !

    En ce qui concerne son autre rival Alejo Muniz, pensionnaire du Qualyfying Series l’an dernier, il a réussi à se requalifier pour le “main event” cette saison après l’avoir quitté en 2014.

    Le Brésilien avait connu des blessures à répétion mais celle subit en 2015 lors de la Quiksilver Pro France, où il était invité, avait été la pire.

    Victime d’une rupture totale du ligament latéral interne, Alejo était alors écarté des spots de surf pendant six mois ferme et n’avait pu faire son retour que lors de la troisième étape à Margaret River Pro cette saison.

    Un gros handicap pour Alejo Muniz qui pourrait être compensé par sa soif de victoire décuplée du à sa “très” longue absence…

     

    Du “très” lourd pour Jérémie Florès

     

    Quant à la grande empoignade entre les trois grands favoris est terriblement attendue. Le Hawaiien John John Florence, floqué du maillot jaune de leader après sa finale perdue face à l’Américain Kelly Slater à Teahupo’o,  se projette avec appétit vers le somptueux festin de fin de saison.

    Avec 3 900 points de retard seulement (39 900 contre 36 000 pts), l’Australien Matt Wilkinson, déchu de son trone et moins en réussite depuis deux étapes (éliminations au round 3 à Teahupo’o et à J-Bay), n’en reste pas moins toujours tranchant comme un rasoir.

    À la troisième place, on retrouve Gabriel Medina et ses 35 700 points. Le champion du monde 2014, est bien déterminé à reprendre son bien. Le Brésilien  en est capable, il l’a prouvé à Teahupo’o en ne s’inclinant qu’au stade des demi-finales.

    Mais il y en a bien un qui  a montré qu’il ne fallait pas le condamner trop tôt. L’Américain Kelly Slater, qui s’est calé à la huitième place, a broyé la concurrence à Teahupo’o en se parant d’une sixième victoire  (2000, 2003, 2005, 2011, 2016) sur le spot de Hava’e, et d’une 55e victoire sur le CT pour sa 23e saison parmi l’élite.

    Jérémy Florès, son adversaire au round 1, est bien conscient de la tâche qui l’attend. Il faut dire que le Réunionnais na pas éteint les doutes sur sa capacité à se relancer cette saison.

    Rapidement éliminé au round 3 alors qu’il était le tenant du titre à Teahupo’o, Jérémy Florès n’est que 30e et s’attend  à  encore souffrir…

    Au fait, l’autre protagoniste n’est autre que le Brésilien Filipe Toledo (17e). Non, vraiment, ça ne s’annonce pas de tout repos pour Jérémy, mais alors pas du tout !

    Et pour en rajouter une couche sur le “King”, il s’agit là de son autre spot de prédilection (victoires en 2005, 2007, 2008 puis de 2010 à 2012). 

    Et avec les doutes qu’il a enfin estompé à pouvoir conquérir son douzième sacre mondial, ce ne sont sûrement pas les 15 450 pts de retard qu’il a sur le leader John John  Florence qui l’empêcheront  de provoquer l’impensable…

     

    M.Tr.

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