Suzanne Coppenrath, reine des fourneaux

vendredi 31 juillet 2015

Suzanne Coppenrath possède toujours ce sourire radieux qui inonde son visage ; un sourire qui vient de loin. 
“Je suis née le 3 septembre 1951 à Uturoa. Mon père est arrivé de Chine à 18 ans. Ma mère est née en 1920 à Paea. Nous sommes une grande famille de dix frères et sœurs, avec six garçons et quatre filles. Nous étions une famille modeste, bien que mon père fût un homme d’affaires, un commerçant et un grand tailleur de costumes à Patio (Taha’a) et à Raiatea. Il a reçu de nombreuses personnalités. Malheureusement, il est mort quand j’avais tout juste cinq ans. Ma mère était une grande cuisinière et nous avons tous le don de savoir bien faire la cuisine”, explique Suzanne Coppenrath.
En 1975, la jeune femme se marie avec Yves Coppenrath. “Je travaillais à la Banque de Tahiti comme employée, puis j’ai même travaillé au supermarché Tamanu, à Punaauia. Enfin, un beau jour, au début des années 1980, j’ai décidé de mettre à profit mon savoir-faire en réalisant des gâteaux. Par la suite, mes deux grands-mères, Marthe Coppenrath et Angèle Thirel, qui m’ont toujours fait confiance, m’ont soutenu dans mon projet d’ouvrir un restaurant. C’est ainsi que mamie Marthe a demandé à Gérald Coppenrath, qui était avocat, de construire un restaurant. C’est ainsi, au début du mois de septembre 1988, que Le Vaitiare a vu le jour à Pirae. Il a d’abord existé sous la forme d’un self-service. Mais, par la force des choses, en 1993, le restaurant est devenu gastronomique et l’aventure a continué jusqu’en 2010, année où le restaurant a été vendu”, témoigne Suzanne.
Apprenant sur le tas et se perfectionnant au fil des jours, sa cuisine devient si renommée que bon nombre de chefs étoilés viennent autant l’encourager que déguster ses merveilleux plats. 

Un restaurant gastronomique

Le Vaitiare durant une bonne vingtaine d’années a été considéré comme la table sur laquelle les coups de fourchette allaient bon train : un restaurant d’élite, apprécié une clientèle hétéroclite, composée à la fois de clients réguliers comme de personnalités politiques ou autres. 
“Je crois que le succès de ma cuisine réside aussi dans la capacité que j’ai à écouter les autres, et bien sûr les clients. Bien-être et accueil ont beaucoup joué dans la réputation du Vaitiare”, confie-t-elle.
Au plus fort de l’exploitation du restaurant, l’établissement comptait jusqu’à huit employés, sans compter les extra lors des occasions spéciales : repas d’affaires, mariages, anniversaires, comités d’entreprise. 
Suzanne Coppenrath a acquis son Graal en devenant la première toque blanche femme, à l’époque. 
Quelques années plus tard, avec Maeva Salmon et sur une demande de Nelson Levy, elle part montrer ses talents de cuisinière hors pair en Allemagne. Elle promeut la Polynésie française grâce à la magie de ses plats. 
Elle s’intéresse aux vins, aux grands crus de Bordeaux, au champagne. Un grand magazine culinaire néo-zélandais réalise un reportage télévisé sur elle. 
“Ma plus belle réussite est de faire à manger, ici, pour les gens de Tahiti. Malgré mon départ à la retraite, j’ai repris la cuisine. J’ai une patente de plats à emporter et, à raison d’une fois par semaine, je fais la cuisine pour honorer quelques commandes. Une cuisine internationale, mêlée de notes chinoises, françaises et cosmopolites. Le tartare de thon du restaurant Vaitiare était la recette qui emportait tous les suffrages. J’ai même eu le privilège d’avoir quelques grands chefs qui sont venus goûter à mes spécialités”, précise-t-elle.
Son époux, Yves Coppenrath, a été toujours à l’écoute de son épouse, malgré son travail de cadre dans l’administration. “On se soutenait mutuellement. Nous étions parents de trois enfants, deux garçons et une fille. J’ai trois mootua qui m’apportent beaucoup de bonheur. Je suis une femme au foyer. Il y a toujours du travail à faire à la maison. J’ai toujours une pensée pour mon époux. Le Vaitiare a pris ma vie, a pris beaucoup de mon temps”, poursuit-elle.
“Je sens toujours la présence d’Yves, on était très complice tous les deux. Mon mari est décédé le 29 janvier 2007. C’était un grand homme. Aujourd’hui encore, les gens parlent de lui. Avec lui, je pouvais me confier, il me donnait beaucoup de conseils”, évoque Suzanne Coppenrath. 

De note correspondant J.H.

bourdon 2015-07-31 21:08:00
bonjour , je ne sais pas si tu vas te rapeler de moi je suis cécile l estheticienne que tu avais au salon dessange il y a a peu 15 ans . je ne t ai pas oublié et pense souvent a toi si tu as l occasion un jour de venir en france ce serait avec un immence plaisir que je te ferais visiter ma région ; je suis en charente maritime "LA ROCHELLE"dans le 17 je pense fort a toi je te laisse mon adresse mail et qui sait on se reverra peut etre ;dans tout les cas je suis contente de voir ton joli visage qui me redonne le sourire je t embrasse tendrement et prend soins de toi et de tes jolis ongles rouges bisous
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