Syndicalisme – O oe to oe rima fête ses 20 ans

    mardi 20 septembre 2016

    rima

    (De g. à dr.) Atonia Teriinohorai, secrétaire général de O oe to oe rima, Patrice Bossart et Wolf Jäcklein, de la CGT, et Tunia Terevaura, trésorier du syndicat polynésien, dans l’amphithéâtre de l’hôpital de Taaone, où ils mènent deux jours de réflexion. (Photo : Caroline Perdrix)

     

    À l’occasion du renouvellement du partenariat avec la CGT

     

     

    Le syndicat O oe to oe rima a donné hier une conférence de presse, à l’occasion de son 20e anniversaire et de la visite en Polynésie de Patrice Bossart et Wolf Jäcklein, deux responsables métropolitains de la confédération générale des travailleurs (CGT), syndicat national auquel O oe to oe rima est affilié.

     

     

    Pour eux, le combat est le même partout : “Faire reculer le dumping social et la mise en concurrence des salariés entre eux. En Europe, les garanties sociales sont tombées comme des dominos. Nous ne voulons pas que le travail soit transformé en marchandise.

    Leur séjour de deux semaines doit se clore par la signature d’une convention de partenariat renouvelée. Vendredi, le syndicat tiendra sa fête d’anniversaire à la salle philanthropique de Papeete. Le secrétaire général de la confédération, Atonia Teriinohorai, place à 6 000 le nombre de ses adhérents actuels, faisant remonter O oe to oe rima, qui a connu des jours meilleurs, au quatrième rang du pays.

    Réunis dans l’amphithéâtre de l’hôpital de Taaone, les représentants des différentes fédérations qui composent le syndicat exposent, durant deux jours, les problèmes de leurs secteurs respectifs. Santé, éducation, commerce de distribution, hôtellerie et fonction publique communale sont parmi les domaines dans lesquels les personnels syndiqués ont relaté des inquiétudes, voire des litiges, et des interrogations sur l’avenir.

     

    Une nouvelle taxe pour financer la protection sociale

     

    Atonia Teriinohorai s’est exprimé sur les grands sujets d’actualité. Concernant la relance économique, les grands projets lui inspirent des craintes sur l’emploi : “J’ai entendu le gouvernement dire qu’il va développer l’économie de ce pays grâce aux Chinois. Pour moi, les Polynésiens peuvent faire ce travail-là, on a besoin de soutien au niveau finances, mais ici, chez nous, on peut le faire nous-mêmes. On a des enfants qui ont fait des études, donc je pense que c’est notre affaire à nous de développer ce pays.

    Sur la protection sociale généralisée (PSG), O oe to oe rima reste résolument contre la réforme, en particulier contre l’allongement de la durée de cotisation : “Nous, on refuse. On ne veut pas qu’on touche à cette loi. Qu’on reste tel quel. Sinon, ça, c’est sûr, on ira dans la rue”.

    Il est également revenu sur l’idée d’une assurance-chômage : “Ça existe un peu partout, je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas mettre ça en place en Polynésie. Deux présidents ont signé un protocole d’accord avec l’intersyndicale, Oscar Temaru et Gaston Tong Sang, pour la mise en place de la caisse de chômage”.

    Le problème, c’est le financement”, convient Atonia Teriinohorai. Il a une solution : une nouvelle taxe, “sur les grandes entreprises, par exemple EDT”, sans qu’on sache très bien s’il veut en consacrer le produit au chômage ou aux retraites.

    Enfin, concernant le droit du travail en Polynésie, le secrétaire général souhaite qu’il soit aligné sur les dispositions en vigueur dans le code du travail français : “Nous sommes français, on doit avoir la même chose.

     

    C.P.

     

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