Syndicats – L’union fera-t-elle la force ?

    vendredi 22 juillet 2016

    Michel Toomaru, du Sapai, et Heifara Parker, de A tia i mua, hier, lors de la signature de la fusion de leurs syndicats. Debout, de gauche à droite : Landry Kaua, Roger Cheung et Jacques Tamarii, représentants Sapai, et Jean-Marie Yan Tu, permanent de A tia i mua. (Photo : Caroline Perdrix)

    Michel Toomaru, du Sapai, et Heifara Parker, de A tia i mua, hier, lors de la signature de la fusion de leurs syndicats. Debout, de gauche à droite : Landry Kaua, Roger Cheung et Jacques Tamarii, représentants Sapai, et Jean-Marie Yan Tu, permanent de A tia i mua. (Photo : Caroline Perdrix)


    Le Sapai fusionne avec A tia i mua

     

    Le syndicat autonome personnel aéronautique îles Air Tahiti (Sapai) a signé, hier matin, un accord avec la centrale A tia i mua.

    À la demande de Michel Toomaru, secrétaire général du Sapai qui a récemment fêté ses six ans d’existence, la fusion permettra notamment aux personnels syndiqués dans les îles de bénéficier de l’assistance juridique que peut apporter une structure plus importante et basée à Tahiti.

    Le nouveau “Sapai – A tia i mua” reste toutefois indépendant financièrement et administrativement. Sur les 303 personnes employées par Air Tahiti dans les îles,
    209 sont adhérentes au Sapai, ce qui en fait le syndicat le plus représentatif dans toute la compagnie, selon Michel Toomaru.

    Ces personnels, dont beaucoup sont à temps partiel, sont menacés par un plan social qui leur ferait perdre de nombreuses heures de travail, ou perdre leur emploi s’ils refusent.

    “Ce ne sont pourtant pas eux qui coûtent le plus cher, dit Michel Toomaru, la direction veut faire des économies en passant par le bas.”

    Heifara Parker, secrétaire général de A tia i mua, et Jean-Marie Yan Tu ont expliqué que, lors du dernier mouvement de grève à Air Tahiti, “tout le monde en Polynésie a vu comment les autres organisations syndicales ont tout fait pour mettre des bâtons dans les roues du Sapai.

    Le Sapai a besoin d’une organisation syndicale forte pour les aider au niveau territorial”. Le syndicat des personnels des îles avait été tenu à l’écart des négociations, ses revendications n’ont pas été prises en compte et il n’avait pas été signataire du protocole de fin de conflit, selon les syndicalistes présents hier.

    Pour Michel Toomaru, c’est A Tia i Mua qui s’est montré “le plus correct. On a entièrement confiance en eux.” Sapai – A tia i mua a indiqué qu’il demanderait, dès la semaine prochaine, à rencontrer les autorités du Pays et la direction d’Air Tahiti.

    “Dès le mois d’août, des gens pourraient perdre leur emploi, il y a urgence, déclare Michel Toomaru, et nous avons des propositions à faire. Le combat n’est pas terminé.”

     

    C.P.

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